Ibid
7. Ibid., co\. 1, B;— Théophancs, C/ironor/r., a. 404 (C.S. 11. /?., p. 182).
assiégeantes s'emparèrent des quartiers situés au delà du Tibre. Le Vatican, le Janicule et le Transtévère furent enlevés sans résistance. Anthemius ne semble pas avoir pensé à fortifier le passage du pont par lequel de ce coté les assaillants pouvaient pénétrer dans la ville. Récimer connaissait sans doute cette circonstance, ce qui explique pourquoi, au lieu de donner l'assaut du côté de la porte Salaria, il dirigea son attaque par le Transtévère, malgré la difficulté que, de ce côté, présentait le passage du fleuve. Ce fut donc au pont d'Adrien que se décida le sort de Rome V Le passage de ce pont était défendu par un Ijarbare, Goth ou Vandale de naissance, nommé Bilimer. Ce chef servait dans les Gaules où il exerçait un commandement; il y avait été informé des desseins de Récimer, ayant peut-être été sollicité de lui donner son concours. Fidèle à l'empereur, il était venu en Italie à marches forcées, et s'était jeté dans Rome. Il défendit son poste avec opiniâtreté et y trouva la mort^ Récimer, victorieux, empoi-ta le pont, et Rome se trouva une troisième fois livrée au pillage ^ .
Elle succomba le V des ides de juillet, sous le consulat de Festus et de Marcianus (H juillet 472)*. Pendant plusieurs jours, elle fut la proie d'une soldatesque effrénée '\ Cette guerre civile renversa, dit le pape Gélase, la ville et tous
1. llisloriu miscella, xv (Rer. italic. scripL, t. I, p. 99).
2. Historia miscella, xv {Rer. italic. script., t. l, p. 99). Ce récit de Vllistoria miscella, extrêmement précis et circonstancié, paraît emprunté ix quelque auteur plus ancien et a tous les caractères propres ti inspirer confiance.