Zosime, v, 32 [G. S. H. B., pp
5. S. Augustin, Ep. xcvi. xcvii (Migne, P. L., t. XXXIII. pp. 356-357!.
oontro les héirtiqucs et li-s sectoteurs dv rancienin' religion, des ti'oubles éclatèrent en Afrique. Donatistes et pa'iens se soulevèrent, sous prétexte que les lois promulguées du ^•ivant de Stilieon étaient abrogées par le lait de sa condamnation, comme ayant été édictées pai' la seule autorité du ministiv. contrairement à la volonté de l'empereur V Les évoques catholiques n'eurent plus alors aucune sécurité, même pour leur vie. Deux d'entre eux. Sé\'èreet Macaire, lurent tués en septembre* 4(38. D autres, attaqués dans leurs églises et dans leurs maisons, lurent accablés d'outrages et de mauvais traitements, sans que les magistrats, qui semblent ne leur a\oir pas été liu'orables ou aAoir attendu des instructions, aient cherché à les protéger"". Cette ré\olte prit des proportions extrêmement graves, s'il est vrai, connue l'indicjue ime cln'oni(|ue. (pie Johannes. comte d'Afrique, fut tué par le peuple '. Ce Johannes était, sendile-t-il, le successeur inmiédiat de Bathanarius: Heraclianus n'aurait donc pas été en\oyé en Afrique aussitôt après la chute de Stilieon^.
A la suite de ce soulèvement et de ces excès, le concile des é^"êques catholiques, assemblés à Carthage le 13 octol)re 408, décida d'euAoyer en Italie les é^■êques Restitutus et Florenlius pour demaudei' la protection de l'empereur". D'autres évêques, saint Augustin dit beaucouj), avaient déjà pris d'eux-mêmes, individuellement, le pai-ti d'aller porter leui-s plaintes à la cour". 11 leur fut doimé satisfaction par deux constitutions, datées lune (hi 15, l'autre du 24 n()^•end)re408 '. Elles confirment les lois précédenmient promulguées contre
l.S. Augustin, Ep. xcMi, 2, 3 iMigne, P. L., t. XXXIII, p. 3b8).