Cad. Theod., XYl, v, 43. 44 (Haonel, pp. 1530, 1J
les ;Kl\ei*.saii'»'.s (le In toi callioliciuc, s|)(''cial('iiiciil contre les
(loiialistes, et en ()i'(l(jjiiieiil rexécutioii i-igoureuse. Mais bientôt
après, l'invasion d'Alaric et ses tentatives pour- s'ein|)ai'ei' de
l'Alricpie imposèrent dans cette jji-ovincc une polilicpic plus
iiio(l(''r(''('.
A l'épcKpie OLi, après le second siège de Rome (I l'usurpalioii d'Attale, Alaric fut momentanément maître de la capitale (lu monde romain, il lui importait de se créer une base d'opérations contre llonorius, d'assurer, à cet effet, le ravitaillement de la \\\\r el de l'armée des Goths. C'était de rAri-i(|ue (jue Rome tirait, en grande partie, les grains nécessaires à sa subsistance. Alaric s'occupa donc tout d'abord d'enlevei- à Honorius cette importante province. vSuivant un autcui-, il aurait conseillé à Attale d'y expédier des troupes suffisantes pour la conquérir, mais Attale n'en aurait i-ien \oulu faire et se serait contenté d'y envoyer un persomiage nommé Constans, avec pouvoir de prendre le commandement des garnisons romaines. Il ne lui aurait adjoint aucune force sérieuse et se serait flatté que la présence de cet agent suffirait à décider tout le pays à se déclarer en sa faveur, les de^'ins (ju'il avait consultés lui ayant prédit qu'il s'emparerait de Cartilage et de toute l'Afi'ique sans coup férir ^
Attale nous est représenté comme un hojnme xam et .supei*stitieux, mais Alaric n'était pas un sot, et c'était Alaric qui ('tait le vér-itable maîti'e sous le nom de sa créature. S'il ne fit pas passer des troupes suffisantes en Afrique, il est aisé d'en dexincr la raison. Outre (|u'il ne pou\ait détacher de .son armée un corps assez important pour entreprendre une expédition sérieuse, il mantpiait d'une flotte pour transporter des troupes quelque peu nombreuses au delà de la Méditerranée. Il crut sans doute, connaissant r(''tat de l'Afrique,