‹ GenséricChapitre 182 sur 266 · Procope, De bello Qotliieo, i, 1 (C. S. H. B., p. G · texte numérisé non relu

Procope, De bello Qotliieo, i, 1 (C. S. H. B., p. G

4. Jordanès, Gelica, xlv (3/. G., A. A., t. Y, p. 120). « Ecdicius, fds de l'empereur Avitus, qui commandait dans les Gaules, dit Jordanès, après avoir lutté longtemps contre les Yisigoths, ne put leur tenir tète et fut contraint d'abandonner à l'ennemi sa patrie et la cité des Arvernes (Clermont) pour se retirer dans des positions plus sûres. A cette nouvelle, l'empereur Nepos ordonna à Ecdicius de quitter les Gaules, et le rappela auprès de lui, ayant nommé Oreste maître de la milice en sa place ». « In locum cjus Oreste magistro militum ordinato. » A première vue, on serait disposé à conclure de ce texte qu'Oreste fut appelé au commandement de l'armée des Gaules, en remplacement d'Ecdicius, mais on ne peut douter qu'il ait été nommé maître de la milice, et non maître de la milice des Gaules, car en cette dernière qualité, il n'aurait pas eu le commandement des troupes stationnées en Italie, et c'est évidemment avec ces troupes qu'il chassa Oreste. Tous les auteurs marquent qu'il le poursuivit avec l'armée, c'est-à-dire l'armée d'Italie, et aucun ne fait mention de l'armée des Gaules qu'il n'aurait d'ailleurs pu faire passer si promptement jusqu'à Rome et à Ravenne. {Anon. Valesiani pars post. ; — Fasli vindob. priores. a. 475 ; — Auclarii Haiin. Prosp. ordo prior, a. 473 ; — Auctarii llaun. ordo post. ; — Auct. Haun. ordinis post. margo (édit. Mommsen, M. G., A. A., t. IX, p. 306-309). Ecdicius fut élevé par Nepos à la dignité de patrice, que lui avait promise Anthemius (Sid. ApoU., Ep., v, 16: P. L., t. LVIII, p. 546; — M. G., t. VIII, p. 88). Jordanès est le seul auteur qui fasse mention de son rappel. Peut-être Oreste reçut-il l'ordre de se porter au secours des Gaules où, en sa qualité de maître de la milice, il eût pris le commandement supérieur. Il se peut que Nepos ait eu l'idée d'une grande démonstration pour décider Euric à accepter la paix. Ennodius (Vïta beati Epiphanii; P. t.. t. LXIII, p. 219) dit en effet que si Euric ne cessait de vouloir enlever aux Romains leurs possessions au delà des Alpes, Nepos n'était pas moins résolu à défendre les Etats que Dieu lui avait confiés. Dès la tin de l'année 474, il avait donné au questeur Licinianus mission d'entrer en négociations avec le roi des Yisigoths (Sid. Apoll.,£7J.,ui, 7; P. L.,t.LYIlL p. 500: — 3/. G., A. A., t. YIIl, p. 43), et la mission de Licinianus n'ayant pas eu apparemment les résultats qu'il en avait espérés, il avait, en 473, envoyé en ambassade auprès d'Euric Epiphane, le grand évoque de Pavic. Euric n'était pas alors en campagne.

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liait \, il marcha sur Rome où se trouvait rempercur". Xepos, ne disposant point de forces suffisantes pour lui résister ^ s'enfuit et gagna Ravenne ''. Poursuivi par Oreste^ il ne put s'y maintenir et se vit réduit, le 28 août 475, à s'embarquer pour aller cliercher un refuge dansSalone^ C'était son pays; il continua à y régner^.

Oreste ne prit point la pourpre pour lui-même. Il exerça le pouvoir sous le simple titre de patrice qu'il avait déjà peutêtre avant sa révolte \ Mais pour ne pas laisser le trône vacant

car il est dit qu'I^pipliane lalla trouver à Toulouse (Ennodius, Vita beali Epiph. ; P. L„ t. LVIII, p. 220, B). Epiphane réussit à obtenir un accord dont les conditions ne nous sont point indiquées. Suivant le texte d'Ennodius (loc. cit., p. 221, D), t^piphane. rentré en Italie, rendit compte de son ambassade à Nepos, mais il est à remarquer qu'Ennodius passe de Nepos à Odoacre, sans faire mention d"Orcste et d'Augustule, et que dans son récit, uniquement destiné à célébrer les mérites de saint Épiphane, peu importe le nom du souverain; ce texte ne doit donc pas empêcher de supposer que l'accord avec Euric fut postérieur à l'expulsion de Nepos. Cet événement peut en eftet expliquer le succès de la mission de saint Epiphane, puisqu'il s'agissait désormais, pour Euric, do traiter avec un pouvoir dont il n'avait plus à craindre l'hostilité à l'égard des barbares.

1. Aiion. Valesiani pars posé., 7, 36 ; — Fasti vindob. priores, n» 616 ; — Aiictarii Haun. Prosp. ordo prior, ordo post. et ordinis posl. marqo (édit. Mommsen, M. G., A. A., t. IX, pp. 306-309); — Jordanès, Geiica, xlv (M. G., A. A., t. Y, pp. 118-120).

2. Auclavii Ilaun. Prosp. ordinis posé, margo, a. 47o, 1 (édit. Mommsen, M. G-, A. A., t. IX. p. 309) : « Orestes patricius cum roboreexercitus contra Nepotem Roma (Romam) mittitur. »; — Auctarii Haini. Prosp. ordo priori {M. G., A. A., t. IX, p. 307) : « Nepote apud Urbem résidente, Orestes patricius cum robore exercitus contra eum mittitur ï.

3. Ibid, ; — Anon. Valesiani pars post. (M. G., A. A., t. IX, p. 306).

4. Aîion. l'aies. pars post.; — Fasti vindob. priores [M. G., A. A., t. IX, p. 306).

5. Ibid.;— Jordanès, loc. cit. : a a Roma Ravennam pervenit ».

6. Fasti vindob. priores; — Auctarii Haun. Prosp. ordinis post. margo; — Anon. Vales. pars post. [M. G., A. A., t. IX, pp. 306, 308 et 309) ;— Marcellinus conies, Chron., a. 475, 2; — Cassiodore, Ckron., n» 1301, a. 475 (-V. (;., .1. A., t. XI, pp. 91 et 158).

7. Anon. Vales. pars post. {M. G., A. A., t. IX, p. 308). Il mourut en 480, assassiné, dans une de ses villas prèsdeSalone, i)ar deux de ses officiers, nommés Viator etOvida (Marcellinus comes, C7iro;i.,«. 480, 2; M. G., A. A., t. XI, p. 92).

8. Tous les auteurs le nomment, dans le récif de sa révolte, le patrice Oreste, sans expliquer s'il prit ce titre après l'expulsion de Nepos, ou s'il l'avait reçu auparavant.

en Occident, et n'être point obligé de reconnaîti'e l'autorité du souverain régnant à Byzance, il fit proclamer empereur, à Ra venue, le 31 octobre 475 \. son fils à peine sorti de l'enfance-. Le surnom d'Augustule, diminutif du titre d'Auguste dont son père l'avait reA'êtu, fut donné à cet enfant, appelé Romulus, du nom du comte Romulus, son grand-père materneP, soit à cause de son jeune âge'*, soit par dérision. Une année était à peine écoulée depuis le succès de la réaction contre les barbares, et partout les barbares étaient triomphants. Avec Oreste, c'était leur parti qui dominait en Italie, avec Basiliscus. avec les ariens, c'était encore leur parti qui truuljlait rOrient et le rendait impuissant à défendre ses rivages et ses frontières contre les flottes et les alliés de Genséric.

Zenon, complètement dépourvu de talents militaires % manquant des qualités et de l'expérience nécessaires pour rétablir l'ordre dans un État livré aux factions ^ entouré, jusque dims son palais, d'intrigues et de trahisons "", s'était vu réduit, dès la fin de l'année 474, ou vers le commencement de l'année 47o, à l'idée d'une négociation que ses prédécesseurs

1. Fasli vindob. priores, n- 617; — Auctarii Haun. l'rosp. ordo post. et ordinis post. margo, a. 473, 2 (.V. G., A. A., t. IX, pp. 308 et 309).

2. Ibid. ; — Marcellinus cornes, a. 473, 2 ; — Cassiodore, Chron., n° 1301, a. 473 (M. G., A. A., t. XI, pp. 91 et 138i; — Jordanès, Getica, xlv ; — liomana {M. G., A. A., t. Y, pp. 120 et 41): — Candidus. Excerpla {€. S. //. B., p. 475).

3. Théophanes, Chronoyr., a. 463 (G. S. H. B., p. 184); — Manassès, Compendium chronicum, 2530 (C. S. H. B., p. 110): — Cédiène, lUsloriar. compendium (C. S. H. B., Cédrî>ne, t. I, p. 614).

4. Malchus (Excerpta de legalion. genlium ad Romanos, 3 ; C. S. //. B.. p. 233) et Procope [De bello rjotli., i, 1 ; C. S. H. B., p. 6) le désignent sous la seule appellation du titre impérial Aiigusius, ce qui a fait croire qu'il portait ce nom avant son élévation à l'Empire. Les monnaies de son règne portent Romulus Augustus.

3. Malchus, Excerpta de légation. Romanor. ad gentes. 3 (C. ^'. II. B., p. 260).

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