‹ GenséricChapitre 189 sur 266 · l'rocope, De bello vandal., i, 7 (C. .S. //. B., p · texte numérisé non relu

l'rocope, De bello vandal., i, 7 (C. .S. //. B., p

3. Victor de Vite (De persecut. vandal., i, 17 ; P. L., t. LVIII, p. 202) dit que le règne de Genséric avait duré trente-sept ans et trois mois, auxquels, suivant un fragment, il faut ajouter si.x jours [Laterculus regum Vandalorum: édit.Mommsen, Chronica minora, M. G., A. A., t. XIII, j). 458). La série des rois qui lui succédèrent jusqu'à la destruction du royaume des Vandales, et la durée du règne de chacun d'eux ne permettent pas de

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habiles dont l'histoire ait conservé la mémoire. Avec des moyens d'action relativement bien faibles, il sut obtenir d"im-

mettre sa mort plus tard qu'en 477, et son traité avec Odoacre ne permet pas de la mettre avant la fin de 476. Il est donc certain que Victor de Vite compte les années de son règne depuis la prise de Carthage (19 octobre 439), car la date précise, trente-sept ans, trois mois et si.x jours après le 19 octobre 439, est le 2a janvier 477. Tillemont {S. Eiujène de Caiihage, note xi ; Mémoires, l-^^i, PP- 795-797), tout en admettant cette date, y a trouvé des difficultés qui ne se comprennent guère. « De cette manière, observe-t-il, Tédit daté du 20 mai et publié le jour de l'Ascension, dans la septième année d'Hunéric (le successeur immédiat de Genséric), aura été fait en 483, et cependant l'Ascension, en 483, était le 19 mai. » Victor de Vite {De persecut. vandal., ii, 13 ; P. L., t. LVllI, p. 213) raconte en effet que, le jour de l'Ascension de Notre Seigneur, Hunéric envoya à l'évéque Eugène une ordonnance (prœceptum) dont lecture devait être donnée en pleine église et en présence de Reginus, légat de l'empereur Zenon, et le jour de l'Ascension était bien le 19 mai, Pâques étant cette année-là le 10 avril (Victorii Aquitain cursus paschalis, a. 483 ; édit. Mommsen, M. (i., A. A., t. IX, pp. 726-727). Mais Victor de Vite ajoute : « Des courriers furent aussi dépêchés partout en Afrique pour y porter cette ordonnance, connue en ces termes : » après quoi, il donne le te.xte de l'édit qui porte la date du 20 mai. Il ne dit point que l'envoi d'une copie de cette pièce à l'évéque Eugène et l'expédition des courriers aient eu lieu le môme jour, de sorte qu'il apparaît clairement, semble-l-il, que, dans l'intention de frapper de terreur l'esprit des catholiques de Carthage, Hunéric voulut profiter de leur réunion dans l'église le jour de l'Ascension pour leur faire connaître l'ordre qu'il allait adresser aux évèques de toute l'Afrique, et qui leur enjoignait de se réunir tous à Carthage le 1" février suivant, en vue d'une conférence avec les évèques ariens. C'était surtout aux évèques des provinces que cet ordre était destiné; il leur fut expédié dès le lendemain de l'Ascension, et c'est pourquoi il porte la date du 20 mai, jour de son expédition, et non celle du 19, jour où une copie en avait été transmise d'avance à l'évéque Eugène. L'édit du 20 mai est certainement de l'année 483, car il convoque les évèques pour le 1" février suivant, c'est-à-dire pour le 1" février 484, et la Chronique du comte Marccllin (a. 484, 2 : M. G., A. A., t. XI, pp. 92-93) relate en 484 la persécution qui, comme l'atteste Victor de Vite (De persecut. vandal., u, 18, iv, 1 et suiv. ; P. L., t. LVIII, p. 218 et pp. 233 et suiy.), commença immédiatement après la réunion des évèques. L'année 483 était donc bien la septième du règne d'Hunéric, et son prédécesseur était par conséquent mort en 477.

« Genséric, dit Procope [De bello vandal., i, 7 ; C. S. U. B., p. 344), mourut après avoir régné sur les Vandales pendant trente-neuf ans, depuis la prise de Carthage ». Ces derniers mots doivent être considérés sans doute comme interpolés, car, si on lit, en les supprimant, le texte de Procope, sa façon de compter les années du règne de Genséric et son erreur s'expliquent aisément. Après avoir raconté, au commencement du paragraphe, les circonstances qui obligèrent Zenon à traiter avec Genséric et la conclusion de l'accord qui intervint entre eux, fin 474 ou commencement de 47b, et qui fut maintenu jusqu'à l'époque de Justinien, Procope ajoute : « Peu de temps après, Genséric mourut très

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mcnsos rr.sultats, se créer cl (■ull.s(•r^•(•l• une situation dominante, devenir et rester l'arbitre du monde à son époque. 11 sut tirer parti de toutes les circonstances favorables à ses desseins, se jouer des Byzantins, si experts en intrigues, se servir des appétits et des ruses des barbares. Dans un tcinj)s où l'habileté était le caractère distinctif des hommes mêlés aux affaires publiques, il fut à cet égard bien supérieur à ses contemporains ; au lieu de se perdre, comme eux, dans ses propres intrigues, il fit constamment preuve d'une remarquable sûreté de vue, d'un étonnant esprit de suite. Par ces f[ualités, il fut un grand diplomate. La fin de cette étude fera \ oir qu'il ne fut pas un grand politique. Ses conceptions ne dépassèrent point les nécessités du moment.

âgé. Par son testament, il ordonna, entre autres dispositions, qu'à perpétuité la royauté vandale serait dévolue au plus âgé des princes issus de lui par descendance mâle. Genséric mourut donc, commme nous venons de le dire, après avoir régné sur les Vandales pendant trente-neuf ans» (De bello vandal., loc. cit.). Procope, qui ignore le traité de Genséric avec Odoacre (en 476), croit donc que son traité avec Zenon fut le dernier acte importanl de son règne et qu'il mourut peu après. Or, à l'époque de ce traité avec Zenon (fin 474 ou commencement de 475), Genséric régnait, en effet, depuis trente-neuf ans accomplis et était dans sa quarantième année, non point évidemment à compter de la prise de Carthage, mais à compter de son premier traité avec l'Empire, conclu, comme on le sait, le 11 février 435. Les Vandales avaient établi l'usage en Afrique d'une ère nouvelle, commençant à la prise de Carthage (Mommsen, Liber genealogiis ; M. G., A. A.,\. IX, p. 154, notes 1 et 2). Victor de Vite se conforme à cet usage, mais Procope date l'existence du royaume des Vandales, comme devait le faire la chancellerie impériale, d'une façon d'ailleurs très rationnelle, de l'époque où l'Empire avait reconnu officiellement ce royaume, en traitant avec lui le 11 février 435. Les mots« depuis la prise de Carthage », auront été introduits dans le texte de Procope, parce qu'on aura pensé qu'il comptait les années de l'ère vandale à la manière des Africains. Victor de Tonnenna, calculant les années du règne de Genséric de la même façon que Procope, dit également : « Genséric, après avoir ruiné de nombreuses provinces, spolié et massacré les peuples chrétiens de l'Afrique, mourut dans la quarantième année de son règne » (Victor Tonnennensis, a. 464 ; M. G., A. A., t. XI, p. 187). Par une erreur évidente, cette mention se trouve, dans la chronique de Victor de Tonnenna à l'année 464; la quarantième année du règne de Genséric, en calculant à la façon romaine, est l'année commençant le 11 février 474 pour finir le 10 février 475.

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