‹ GenséricChapitre 191 sur 266 · Prosper Tiro, loc. cit · texte numérisé non relu

Prosper Tiro, loc. cit

6. Ibid. : — Victor Vitensis, De persecut. vandal., i, 4 (P. L.. t. LVIII, p. 186).

ORGANISATION DE LA CONQUÊTE 26o

quelles fuiviit k's rigueurs exercées contre l'ar-istocratie et contre le clergé catholique.

Quand on considère les alîreux ravages que l'Afrique eut à souffrir dui-ant la longue période de dix ans qui s'écoula depuis le commencement de l'invasion des Vandales jusqu'à la prise de Cartilage, il semble que rien ne devait subsister dans ce malheureux pays où, écrivait l'évoque Capreolus dès 431, les regards n'apercevaient partout que la plus lamentable désolation \ Mais tout un peuple, une civilisation ne disparaissent pas en quelques années. Même au milieu des plus horribles catastrophes, la vie continue suivant les mœurs et dans l'ordre établis. L'organisation romaine survécut à la conquête. Les barbares n'apportaient pas nn système politique et administratif nouveau, ils ne pouvaient donc modifier profondément ce qui existait avant eux. Leur domination fut et resta celle d'une armée d'occupation, laissant les vaincus vivre à leur guise, pourvu qu'ils restassent soumis, et se contentant de chei'cher à lutti-r contre les institutions qui pouvaient devenir un élément de résistance. Les lois romaines demeurèrent en vigueur-, rien ne fut changé à l'organisation intérieure des cités et à l'administration publique; les magistratures et les fonctions dont il est fait mention, sous les rois ^'andales, sont les mêmes qu'au temps de l'Empii-e"'.

Dans les villes, le régime municipal fut conservé intact. Elles continuèrent à être administrées par les ordres de décurions que cite à diverses reprises un édit du successeur de Genséric^ Dans les provinces, les gouverneurs, qu'on trouve (h''signés sous la dénomination de juges, usitée à cette

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