‹ GenséricChapitre 211 sur 266 · Gagnât, u. c, p · texte numérisé non relu

Gagnât, u. c, p

7. Quant à la flotte dénommée dans une inscription que l'on croit être de l'an 188, Classis nova Lybica (C.l.L.,l. VIIL pars prior, p. 630, n''7030), si on admet qu'elle faisait partie, non de la flotte destinée au transport des blés, mais de la marine de guerre (Ferrero. Ricerche nuove intorno aU'ordinamento délie armate delV impero romano, p. 58 ; Bull, des antiq.

Quoi (ju'il en soit, Gensrric no iiiaïujua point de vaisseaux propres à être armés en course ou ;\ tr'ansportei" des troupes. Il trouva à Carthage et clans les ditïerents ports de l'Afrique, où le commerce maritime avait été de tout temps très florissant \ un grand nombre de na\ ires appartenant aux armateurs, au collège des nacicularii qui, chargés du transport des blés pour l'approvisionnement de Rome, formaient sous les derniers empereurs une corporation remplissant une fonction publique et dépendant de l'administration impériale'.

a/'r/c, 1884, p. 157; — Gagnât, L'Armée rom. d'Afr.,p. 340; — Audollent. Carlli. rom., p. 360), et si elle existait encore au moment de l'invasion, il n'y a point d'apparence qu'elle ait pu tomber au pouvoir de Genséric. Boniface ne devait pas pouvoir en disposer. Elle avait, pense-t-on, sa station en Cyrénaïque et sa mission était de surveiller les côtes entre l'Afrique proprement dite et l'Egypte (Gagnât, o. c, p. 340) ; elle n'était donc en aucune façon aux ordres du comte d'Afrique, qui n'a pu la livrer à son allié, et on ne voit point qu'elle ait été capturée.

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