‹ GenséricChapitre 212 sur 266 · Audollent, Carlh. rom.. jj · texte numérisé non relu

Audollent, Carlh. rom.. jj

2. Cod. Theod., lib. XIII, Ut. v, 16, 21, 24. 30. 36, 37; tit. vi, 4, 6, 7 tllaenel, pp. 1338, 1340, 1341, 1343, 1345, 1347, 1348) ; — WaUzing, Étude historique sur les corporations professionnelles chez les Romains, 1893- 1900, t. II, pp. 54-38 ; — Pigeonneau, L'Annone romaine et le corps des naviculaires, particulièrement en Afrique {Rev. de l'Afrique française, IV, 1886, pp. 220-237).

On a remarqué que dans les constitutions du Bas-Empire se trouve l'expression Corpus naviculariorum, sans indication dune province déterminée (Cod. Theod., lib. XIII, tit. v, 16; Ilaenel, p. 1338). On en a conclu que les empereurs de cette époque paraissent considérer les navicularii provinciaux au service de l'annone comme ne formant qu'une seule corporation (Waltzing, o. c, t. II, p. 41 ; — Maurice Besnier, Savicularius ; Dictionn. des antiq. gr. et rom., t. IV, 36" fasc, 1904). A Tappui de celte opinion on peut citer les constitutions de Gonstantin [Cod. Theod., lib. XIII. tit. v, 3 et 5 ; llaenel, p. 1333). de Valentinien et Valens [Cod. Theod., lib. XIII. tit. v, 11; Haenel, p. 1335) et des empereurs Gratien, Valentinien et Théodose [Cod. Theod., lib. XIII, tit. v, 13, 16, 17; Haenel, pp. 1338, 1339), mais d'autres textes ne permettent point, semblet-il, une pareille hypothèse (Cod. Theod., lib. XllI, fit. v, 7, 8, 10, 12, 36, 37; Haenel, pp. 1334, 1335, 1336, 1345), qui parait en opposition avec les termes d'une constitution de Valentinien, Valens et Gratien (Cod. Theod., lib. XIII, tit. v, 14; Haenel. p. 1337). D'ailleurs, de lois relatives à tous les navicularii, pas plus que des lois communes à tous les membres des curies, on ne peut être autorisé à conclure qu'ils étaient considérés comme ne formant qu'une seule corporation. De ce qu'il y a dans notre législation des lois générales relatives à l'exploitation et au personnel des chemins de fer, il ne résulte point que les diverses compagnies peuvent être considérées comme une seule.

A rautoi-ité de l'empereur se substituait tout naturellement l'autorité du conquérant. Genséric put donc utiliser pour ses entreprises ces navires laissés sans emploi par la suppression en Afrique du service de l'annone et par les entraves que la guerre apportait au conunerce maritime. Les constructions nouvelles que facilitaient les ressources de Tarsenal de Cartilage ^ et la possibilité d'établir des chantiers dans d'autres ports ne cessèrent d'augmenter la puissance et le nombre de ses flottes. Les armements continuèrent en Afrique jusque sous le dernier de ses successeurs. Dans le temps même où Justinien préparait l'expédition qui allait détruire le royaume des Vandales, Gélimer fit embarquer sur cent vingt vaisseaux rapides cinq mille hommes commandés par son frère Tzazon, pour rétablir sa domination dans la Sarchiigne que lui avait enlevée la révolte de Godas -.

L'Afrique pouvait fournir en assez grande quantité les matériaux nécessaires aux constructions navales. Elle contenait de vastes régions, comparal)les aux prés-bois du Jura^, où les forêts alternaient avec les pâturages et que, pour cette i-aison, on désignait sous le nom de Saltus \ La colonisation romaine avait mis en culture et défriché ces régions sur

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