Tissot, Géogr. comp., t. I, p. 277 et note
4. « Gallus .Elius, au livre ii Je la signification des termes qui appartiennent au droit, définit ainsi ce mot, dit Pompeius Festus : On appelle saltus un terrain où se trouvent des bois et des pâturages, et par suite des pâturages, des cabanes. Si des parcelles de ce terrain sont cultivées pour la commodité des bergers et des gardiens, le terrain ne perd pas pour cela le nom de saltus, pas plus que le fonds de terre qui consiste en terres labourées, pour l'exploitation desquelles on a construit un bâtiment, ne perd le nom de fundus s'il s'y trouve une partie de bois. » (Pompeius Festus, De sirjuificatione cerborum, xvii. traduct. Panckoucke, p. 343). L'épigraphie nous fait connaître plusieurs de ces terrains en Afrique, le saltus Burunitanus, le saltus Ueguensis, le saltus Massipianus, le saltus Horreorum {€. I. L., t. VIII, pars posterior, pp. 46, 74, 722, 933, n»' 270, .■i87, 8425. 8426. 10370).
de grandes étendues \. mais les parties l)oisées restaient assez nombreuses, sous les derniers empereurs d'Occident, pour que l'Afrique continuât à fournir d'importantes expoi*tations de bois de chauffage et de charpente, comme l'attestent des constitutions impériales- qui montrent que la j)i'(>vince d'Afi'ique avait à fournir la plus grande partie du bois nécessaire au chauffage des thermes de Rome. Constantin avait étaJjli que soixante naviculaires seraient astreints à transporter ce bois, en échange de pri^'ilèges spéciaux, sans cesser de faire partie de leur collège, et ces dispositions avaient été confirmées par Yalentinien P'' en 364 et en 369 ^. On trouvait en Afrique des forets de grands arl^res, notamment de cèdres très estimés dans l'antiquité \ dont l'Algérie offre quelques vestiges ^ Ces richesses forestières n'avaient point été détruites lors de l'invasion des Vandales, car elles subsistaient encore au temps de la domination byzantine; un poète de cette époque en fait souvent mention** et nous apprend qu'une ville, Laribus, était située au milieu de bois". « Nous ne savons point, dit M. Diehl, où il faut localiser le domaine montagneux et boisé où vivaient les tribus des Silcadenit, des Wacares, des Silvaizan, mais toute la presqu'île du Cap Bon était couverte de forêts, et de même le littoral de la Proconsulaire. Enfin, bien plus au Sud, dans la partie montagneuse de la Byzacène, entre Feriana et Tébessa, là même où s'étend aujourd'hui la forêt de Bou-Chebka, Corippus signale? de grands bois, et presque dans le Sud. une ^égétation