Paul Orose, loc. cil
3. Salvien, De (lubernalione Dei, vu, 27-28 {M. G., A. A., t. I, ])ars i pp. 88-89).
4. Sid. Apoliiii., Carmen v, v. 327-338 (/'. A., t LVIH, p. CG8).
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fait plus rien par ses propres armes, mais, incapable (raetiun par lui-même et déshabituf'' de manier le fer par la jouissance de trop d'or, il continue à imposer aux Gélules^, aux Numides, aux Garamantes ', aux Austuriens^, aux Arzuges *, aux Marmarides *, aux Psylles ^, aux Nasamons''. »
11 semble donc que, dès cette époque, on considérait les alliances des Vandales avec les tribus indigènes comme leur véi'itable ou plutôt comme leur unique force. On sait en effet que Genséric avait réussi à se faire craindre des Maures*, et qu'ils le servirent dans ses armées'. Tant qu'il v(''cut, ils n'osèrent bouger, mais après sa mort, les Vandales eurent souvent à souffrir de leurs incursions, et les en firent repentir ^° . Cependant, l'alliance subsista entre eux, car, comme l'avait fait déjà son prédécesseur '\ Hunéric envoya en exil chez les Maures les évéques catholiques qu'il persécutait^-. Si leurs
1. Sous le nom de Gélules, on désignait les peuplades occupant les hauts plateaux et les contrées sahariennes au sud de la Maurétanie, de la Numidie et même delà province d'Afrique proprement dite (Gagnât, L'Armée d'Afrique, p. 2 ; — Tissot, Géogr. comp., t. I, p. 447; — Paul Monceaux, Les Africains, p. 39).
2. Les Garamantes formaient apparemment deux groupes de population distincte. L'un occupait le Fezzan et avait Garama pour capitale, Tautre, beaucoup plus nombreux, habitait la région des Syrtes (Gagnât, o. c, p. 4 et n. 4 ; — Tissot, o. c, t. I, pp. 400, 440, 476).
3. Les Austures ou Austuriens habitaient dans les environs d'Oea et de Leptis Magna (Tissot, o. c, t. l, p. 469).
4. Les Arzuges habitaient aux environs de Leptis Magna, et en général sur les frontières méridionales de la provinced'Afrique (Tissot. o. c, t. L p.466j.
5. Les Marmarides étaient des populations libyennes, répandues depuis les frontières égyptiennes jusqu'à la Syrte (Tissot, o. c, t. I, p. 443).
6. Le territoire de la tribu des Psylles était situé au fond de la Syrte (Tissot, 0. c, t. 1, p. 438).
7. Les Nasamons étaient une des tribus les plus nombreuses de la Libye. Son territoire confinait à celui des Psylles (Tissot, o. c, t. L pp. 438, 444, 476).