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iTrlait j)i)iiit ]K'i-i)ii.s d'en oiïloiiiior d"aulre.s vu Iciii- placée Genséric comj)tait i-uiiifr ainsi pi'Ogressiwinent la religion catholique dans ses Etats: mais, dit Victor de Vite, le peuple fidèle demeura fei-mement attaché à sa foi, et on vit s'accomplii' cette parole de l'Écriture : « Plus on les affligeait, plus ils augmenlait'ut en force et en nomjjre'-. » Loi-s delà paix conclue par Sé\ère entre le i-oyaume des ^'andales et l'Empire, ceux des exilés qui sur\'ivaient encore rentrèrent dans leurs diocèses. On voit figurer en eîïet parmi les évoques qui prirent part, en 484, à la conférence con\oquée par Hunéi-ic à Carthage Eustatius de Sufès et Cresconius d'Oea^
La paix de 442 n'apporta point immédiatement aux catholiques le répit qu'ils en pou\aient espér-ei-. Il paraît en effet certain que les exilés ne furent point rappelés, puisqu'en 431, on voit deux d'entre eux, Resticianus, dont l'évèché n'est point indiqué, et Aurelius d'Hadrumète '', siéger au concile de Clialcédoine, où ils sont toujoui-s nommés des derniers dans les listes de présence ", ce qui marque éA'idemment qu'ils n'y étaient point comme délégués de l'Église d'Afrique ^ INIais peu à peu, létat de paix se pi'olongeant, la pei'sécution de\int moins rigoureuse. En 454 Genséric, cédant enfin aux instances de l'eriipereur Valentinien, pei-mit qu'un nouveau
1. Victor Vit., De persecut. vaiulal., i, 7 (P. L.. t. LVIII, p. l'.ll;.