‹ GenséricChapitre 257 sur 266 · Acta sanct., 8 janv., t. I, p · texte numérisé non relu

Acta sanct., 8 janv., t. I, p

3. ijëorges Codiaus, De œdificiis constanliiiopolitanis (C. S. H. B., \>. i22. lig. lèi).

4. Acta sanctoruiii, loc. cit. ; -- Tillemont. Mém., t. XVI, p. 506.

GOUVKRXK.MENT DE GENSÉRIG 367

l'Empire, les rois vandales se montrèrent moins rigoureux à l'égard des nobles exilés. Ceux-ci ou leurs descendants purent rentrer en Afrique, obtinrent, au moins dans certains cas, la restitution d'une partie de leurs biens confisqués, et furent même admis à exercer des fonctions publiques, comme le prouvent les faits suivants. Après la mort de Gordien, l'un des sénateurs expulsés, deux de ses fds rentrèrent en Afi-ique, dans l'espoir de recouvrer sa fortune. Ils ne purent résider à Carthage, leur maison paternelle a^ant été donnée à des prêtres ariens, mais ils furent remis en possession, par l'intervention de l'autorité royale, d'une pai'tie de leurs domaines, et allèrent s'établir dans la Byzacène. L'un d'eux, nommé Claudius, se fixa à Thélepte\ Il eut de sa femme Mainana, personne honnête et chrétienne, un fils qui fut saint Fulgence"\ On a vu avec quel soin celui-ci fut élevé par sa mère, devenue veuve alors qu'il était encore enfant, et comment il s'acquit, dès sa première jeunesse, par l'oi-dre qu'il sut mettre dans sa maison et dans l'administration de ses biens, une grande réputation qui le fit nommer procui'ateur. Cette charge, ajoute son l)iographe, fut son début dans le commandement, la direction et le gouvernement d'un ensemble de subordonnés ^

Ce ne fut point des catholiques et des Ah-icains, mais des Vandales eux-mêmes ([ue \\n[ la l'évolto. L'orgueilleuse hauteur (|u"à la suite de ses succès Genséric affecta à l'égard des siens, dit un chroniqueur, la stricte discipline qu'il voulut maintenir parmi eux, serait-il sans doute plus exact de dii'e, provoqua le mécontentement des principaux de sa nation \ Après le traité de 412, (|uel(iues chefs vandales, pensant apparemment n'a\*>ii' phis (ju'à jouii- de leui' conciuète, et

1. Medinat-i'l-K(lima (Tissot, (léoijr. camp., t. II. |)|). GiS et (iTG).

2. Vita sanctïFulrjentii Ruspensis, cap. i, 4 ^/'. L., t. L.W, p. 119, A, B).

3. Vita sancti Fulgentii, cap. i, o [!'. L., t. LXV, j)]). Mil, 13, 120, A).

4. Prosper Two.Chron. ii" 1348, a. 442. [M. (,'.. A. A., t. IX. \). 4T!l).

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ircii \()iil;iiil point rli-c cniprclK's p.ic l'aLitui-ih'- (\'\i\\ jiiaître, Ibrinrrciil une conspiration contre le r'(»i Elle lut (lécou\erte et punie a\ec la jjIus inij^toyahle ri^iiem-. Les conjurés et leurs nombreux adliérenls jx'rirent dans les supjilices. La répi'cssion l'ut étendue, non seulement à ceux (|u\)n juova leur avoir été faxorables, mais à tous ceux (|ui j^arurent capables d'un pareil attentat. Tel fut le nombre de ceux que firent périr les soupçons du roi, dit le môme auteui-, que jjouisa sécurité, il perdit plus de forces que ne lui en eût coûté une campagne malheureuse ^

(jenséric trouva, semble-t-il, des coupables jusque dans sa propre famille, car ce fut, selon toute aj)parence, à la suite de ce complot qu'il fit noyei' la veuve de son frère Gundéric. Elle l'ut jetée, attachée à des jjieri-es, dans l'Ampsaga", l'Oued el-Kebir, ou plus exactement l'Oued Remet, puisque ^'ictor de Vite spécifie qu'il s'agit du fleu\e qui coule à Cirta ou Constantine ■\ Ses enfants furent mis à mort après elle '. Ce fut alors aussi sans doute (jue Genséric, soupçonnant sa belle- Mile, la femme d'Hunéi-ic, d'avoir- aouIu l'emjjoisonner, lui fit couper le nez et les oreilles et la renvoya en cet «Hat à sonpèi-e Théoderic, l'oi des V'isigoths "La terreur que Genséric inspira parées cruautés assui-a son puu\oir Aucune autre ré\oltene fut tentée jusqu'à la fin de son règne, mais laci'ainte maintenait seule les Vandales dans l'obéissance. Le jour où disj)arut le chef redouté de la conquête, son successeur eut à lutter à son toui- contre l'hostilité d'une partie des siens, et n'imposa son autorité qu'en employant de nouveau ces procédés barbares ^

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