‹ GenséricChapitre 29 sur 266 · S. Augustin, Ep. cxxxix. 2 (P.L., t. XXXIII. p · texte numérisé non relu

S. Augustin, Ep. cxxxix. 2 (P.L., t. XXXIII. p

7. S. Augustin. Ep. lvi et lvii (P. L., t. XXXIII, pp. 223-224).

8. S. Augustin, Ep. cxxxix, 2 (P. L., t. XXXIII, p. 536;. Celer appar-

L'AFRIQUE AYANT LINYASION DES YANDALES 67

contre les personnes. Les circoncellions redoublaient de fui'eur et leurs excès furent tels en Numidie que les évoques de cette province se virent obligés de déléguer un d'entre eux, Delphinus, pour réclamer la protection de Marcellinus '. Ainsi, loin de rétablir la paix, les rigueurs ordonnées par Honorius ne faisaient que surexciter les haines religieuses. Les conversions obtenues par menaces avaient pu diminuer le nombre des donatistes, mais ouvertement ou en secret, le peuple de l'Afrique leur demeurait favorable et ne pouvait que souhaiter d'être débarrassé par une révolte de l'autorité impériale qui les persécutait. Heraclianus, qui depuis 408 commandait en Afrique et qui avait été honoré du considat poinl'année 413 % en récompense de l'énergie avec laquelle il avait défendu sa province contre les entreprises d'Attale et d'Alaric, comprit qu'il trouverait parmi les mécontents un parti disposé à favoriser une usurpation'. Aidé de son gendre, Sabinus, homme d'un esprit adroit et très propre à

tenail à une des familles les plus considérables et les plus anciennes de l'Afrique. Une inscription trouvée à Er Rabel et publiée par M. Demaegh {Bulletin de ge'ographie et d'archéologie d'Oran, 1895, p. 67) mentionne un G. Petronius Celer, procurateur de l'empereur, qui administra la province de Maurétanie Césarienne en l'an 137 (Gagnât, Anne'e épi graphique, 1895, n» 68; — Stéphane Gsell, Chronique archéologique africaine; Mélanges de l'École française de Rome, t. XV; tiré à part, p. 49). Celer, dont il est question à propos des désordres excités par Macrobe, est sans doute le même personnage qui fut proconsul d'Afrique en 429 (Pallu de Lessert, Fastes des prov. afric, t. H, p. 134).

1. S. Augustin, Ep. cx.x.xix, 4 (Migne, P. L., t. XXXIIl, p. S37).

2. Prosper Tiro, Chronicon, n» 1249, a. 413 (édit. Mommsen, M. G., J.A., t. IX, p. 467); —Cad. Theod., X\,xiy, 13 (Ilaenel, p. 1472).

3. M. Pallu de Lessert pense qu'lleraclianus avait l'appui des catholiques, ce qui explique assez bien, dit-il, comment sa chute entraîna plus tard celle du tribun et notaire Marcellinus et du frère de celui-ci, Apringius, proconsul d'Africfue (Fastes des provinces africaines, t. II, p. 272, note 1). Mais les catholiques avaient plus que jamais tout intérêt à demeurer dévoués à l'Empire qui assurait leur triomphe. On verra plus loin ce qui concerne la mort de Marcellinus et de son frère. Le fait qu'ils n'avaient point révélé les armements d'IIeraclianus put les faire considérer comme ses complices et peut-être furent-ils accusés d'avoir eu part à des intrigues tramées à Gonstantinople (voir plus loin pp. 69-70).

rinti'iguo. il réunit des troupes el la tlotte la plus nombreuse qu'on eût jamais \ue à cette époque ^ A peine commençait-on à concevoir (juel(|ue soupçon de ses menées, quand il se déclara tout à coup contre Honorius -. sans doute à l'approche du printemps de l'année 413 ^

Il commença par retarder lenvoi des blés destinés au service deTannone'*. Bientôt après, il passa en Italie et marcha sur Rome. Il fut vaincu dès sa première rencontre avec les troupes impériales sous les ordres de Marinus. Réduit à fuir, il se jeta dans un navire et regagna Carthage".

S'il faut ajouter foi au récit d'un chroniqueur, il se serait avancé jusqu'à Otricoli en Ombrie, et aurait été défait dans une grande bataille où cinquante mille hommes auraient péri'. Son désastre fut complet; il regagna l'Afrique avec un seul de ses vaisseaux'. A peine débarqué, il fut tué par

1. Sa flotte était de trois mille sept cents vaisseaux, dit Orose [Histor., VII, 42; Migne, P. L., t. XXXI, p. 1171). La chronique du comte Marcellin donne le niême chiffre, mais semble vouloir indiquer qu'il se décomposait en sept cents vaisseaux et trois mille navires ou embarcations (Marcellinus comes, Chronicon, a. 413 : édit. Mommsen, M. G.. A. A., t. XI, p. Tli. Cette distinction entre navires grands et petits expliquerait le texte de Jordanès qui dit qu'Heraclianus avait sept cent trois vaisseaux (Jordanés, Romana; édit. Mommsen, M. G., A. A., t. V, p. 42). Une leçon du texte de Marcellin donne 700 vaisseaux et 3 000 soldats (Migne, P. L., t. LI, p. 923), ce qui est inadmissible, car d'une part il est évident que 700 vaisseaux n'eussent point été nécessaires pour porter 3000 hommes, et d'autre part il est certain que l'armée d'HeracIianus était considérable, puisqu'Idace note que cinquante mille hommes périrent dans la bataille où il fut vaincu (Idace,C7iron.,«. 413; édit. Mommsen, M. G., A. A., t. XI, p. 18i.

2. Idace, Chvon., n» 56, a. 413 (Edit. Mommsen, M. G., A. A., t. XI, p. 18).

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