S. Augustin, Ep. ccxx, 3 (P. L., t. XXXIII, p
II faut juger Boniface par ses actes, non par les lettres de saint Augustin, dont il avait réussi évidemment à tromper la perspicacité et à surprendre la bonne foi. M. Pallu de Lessert, jugeant Boniface par l'impression que laissent les lettres du grand évêque d'Hippone, montre à son égard quelque indulgence. « Au fond, dit-il, Boniface ne faisait qu'opposer des barbares aux barbares qu'on envoyait contre lui ». Oui, mais Sigisvult et ses troupes étaient au service de l'Empire : Genséric au contraire était l'ennemi.