Tillemont, Empereurs, t. V, p
4. Idace, Chron., n» 70, a. 418 (M. G., A. A., t. XI, p. 19): — l'rosper Tiro, Chron., n« 1271, a. 419 (M, G., A. A., t. IX, p. 469).
o. Idace. Chron., n» 77, a. 421 (M. G., A. A., t. XI, p. 20) ; — ProsperTiro, Chron., n» 1278, a. 422 (M. G., A. A., t. IX, p. 469). Dans la Chronica r,allica (11° 107;-!/. G., A. A, t. IX, p. 6j8) il est dit huit ans aprôs la mort d'IIonorius que près de vingt mille hommes furent tués en Espagne dans une bataille contre les Vandales. Il s'agit apparemment de la bataille jierdae par Castinus. Dans ce cas, il y a erreur de date, car Ilonorius mourut en 423, et huit ans après sa mort, c'est-à-dire en 431, les Vandales n'étaient
dcsasti'c l'ul causr en gi-ancU' partie j)ai" la trahison des troupes aiixiliaii-es et, semblc-t-il, par l'attitude de Boniface. (]o général, nommé au commandement de l'armée d'Afri(jue après le siège de Marseille ^ a^■ait été appelé à la cour où il avait reçu l'ordre de passer en Espagne et d'attaquer les Vandales par le Sud, tandis queCaslinus les attaquait par le Xord. Au lieu d'exécuter ses instructions, il se retira à Porlus et se contenta de rentrer en Afrique. Sa conduite durant cette campagne paraît a\oir été considérée comme coupable. Un des principaux chroniqueurs de ce temps repi'ésente en efTet sa retraite connue une fuite séditieuse, ajoutant qu'elle fut le commencement de grands malheurs pour l'Empire", et un autre chronicpieur, considéi-ant sa révolte comme commencée dès ce moment, note immédiatement après la défaite de Castinus que Boniface quitta la cour et s'empara de l'Afrique^. L'Espagne entière, à l'exception de la région occupée par les Suèves, fut alors à la merci de Gundéric. Il n'y restait plus aucune force romaine ou bai-bare capable de l'ari-èter, puisque, des deux armées impériales, l'une était anéantie, l'autre retirée au delà du détroit de Gadès, et puisque les Silinges et les Alains avaient été détruits par les Goths de Wallia. Pendant les cinq années qui sui^■irent, les ^^andales ravagèrent toute la péninsule, pillèrent les îles Baléares, ruinèrent Carthagène et achevèrent de concpiérir la Bétique'.
plus en Espagne, puisqu'ils i)assèrent en Afrique en 429 : mais peut-être s'agil-il d'une expédition contre ceux des Vandales qui n'avaient pas suivi Genséric?
1. On le trouve en Afrique dès 417. Saint Augustin, dans deux lettres qu'il lui adressa à cette époque, fait allusion à ses fonctions militaires, sans pourtant les désigner d'une façon ])récise {Ep. clxxxv, clxxxix ; Migne, P. L., t. XXXIII, pp. 792 et 834 ; — Pallu de Lessert. Fastes des provt?ices africaines, t. II, p. 281).
2. ProsperTiro. Chron., w 1278, a. 422 (M. G., A. A., t. IX, p. 469).
3. Idace, C'/o-oh., n» 78, a. 421 (M. G., A. A., t. XI, p. 20).
4. Idace, Chron.. n» 86, a. 424-425 {M. G., A. A., t. XI, p. 21).
LA CONQUÊTE loi
Sévillo ne fut prise, selon toute» apparence, qu'en 427 ^ 11 est probable que les Vandales victorieux tournèrent alors leui's armes contre les Suèves; Procope rapporte en efîet que, suivant un récit accrédité parmi les Vandales, leui' roi Gundéric fut fait prisonnier en Espagne par les Germains (pii le pendirent à un gibet'. Or les Germains, contre lesquels les Vandales auraient combattu en Espagne, ne peuvent être que- les Suèves. Lors de cet événement, aj(jute Procope, les Vandales étaient déjà passés en Afrique sous la conduite de Genséric^ iSlais il y a lieu de ci'oire que Gundéric mourut peu après la pi'ise de Séville, vraisemblablement dans les premiers mois de Tannée 428 ', car sa mort nous est rt^présentée comme la punition d'un sacrilège qu'il avait commis, lorsqu'il s'était emparé de cette cité, en portant, est-il dit, la main sur la basilique de saint Vincent martyr", c'est-à-dii'e en la livrant au pillage. Il périt, ajoute l'un de nos auteurs, possédé du démon, sur le seuil même de l'église qu'il avait profanée ^
Gundéric lais.sa plusieurs fils'; mais ce fut son frère Gaiseric, Giseric ou Genséric qui s'empara du pouvoir. Ce chet flont la destinée fut d'accomplir la ruine de Rome et de créer le premier royaume barl^are indépendant dans les anciennes provinces de l'Empire, était, comme Gundéric, fils de Godigisclus ou plus exactement Godigyselus *, tué dans une défaite
1. Idace, Chron., w 89, a. i'28 {M. G., A. A., t. XI, p. 21).