‹ GenséricChapitre 70 sur 266 · Idace, n» 129, a. 444, p · texte numérisé non relu

Idace, n» 129, a. 444, p

alors à Toulouse auprès de Théodei-ic, roi des Yisigoths ^ Théoderic, étant à cette époque en paix avec les Romains-, ne voulut point lui donner asile, de sorte qu'il se vit obligé de passer en Espagne. Il y réussit à se rendre maître de Barcelone et à se créer une petite flotte, avec laquelle il enti'epi-it de lutter contre l'Empire. Bientôt, chassé de Barcelone, il i'ut réduit à aller, en 44o, chercher un refuge chez les Vandales'^, probablement parmi ceux de cette nation qui étaient restés en Espagne *. Enfin, en 450, sans doute lorsque les derniers Vandales passèrent en Afrique, il se rendit auprès de Genséric ^ .

Comme il pouvait fournir d'utiles i-enseignements, il fut d'abord bien accueilh à Carthage dont les Vandales étaient maîtres depuis plus de dix ans, comme on le verra dans la suite; mais Genséric, qui le craignait autant qu'il le croyait utile, ne tarda guère à vouloir le supprimer et essaya de trouver, à propos de religion, un prétexte pour le- mettre à mort. Il lui dit un jour, en présence d'évêques ariens et de serviteurs de la maison royale : « Sébastien, je sais que vous avez juré de nous èti-e fidèle et dévoué. Vos actes, votre zèle montrent votre résolution d'accomplir loyalement ^'otre promesse. Mais nous ^'oulons être assuré que votre dévouement nous est à jamais et irrévocablement acquis. C'est pourquoi nous avons décidé d'exiger qu'en présence de nos prêtres, vous consentiez à de^'enir un des fidèles de la religion que nous professons et que professe notre peuple. » Avec un étonnant à-propos, Sébastien trou\'a une habile défaite : « Je ^•ous prie, Seigneur, répondit-il, de faire

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