Guelma
6. Prosper Tiro, Chron., n» 1327, a. 437 (M. G., A. A., t. IX. p. 473).
7. Possidius, Vita sancfi Aiigustini, c. 28 (P. L.. t. XXXII. p. 58].
raison pour laquelle ce fut à Hippone, et non à Cirta ou à Cartilage, que la paix fut conclue. L'impuissance de TEmpii'e était telle qu'à la cour de Ra venue ce traité dut paraître avantageux et que Pi-ocope loue Gensérie de s"en être contenté, comme d'un acte de grande modération. « Considérant avec prudence les vicissitudes de la fortune, dit-il, et sachant combien les choses humaines sont sujettes à changement, il craignit de n'être pas de force à lutter contre de nouvelles armées qui. de Rome et de Constantinople. pou^•aient être expédiées simultanément contre lui, et il se contraignit à se monti-er modéré, au heu de se laisser aller à la présomption que pouvaient lui inspirer ses victoires V»
La paix avec les barbares n'était jamais qu'une trêve qu'ils méditaient de rompre à la première occasion favorable. Cette occasion, attendue avec patience, se présenta pour Gensérie en 439. Dans les Gaules, la guerre que les Romains soutenaient depuis 436 contre les Goths piviiait mauvai.se tournure. Litoi'ius, le meilleur général de l'Occident après Aëtius, aN ait été complètement Ijattu sous les murs de Toulouse pai- Théoderic, roi des Yisigoths. Son armée était perdue, luimême a^'ait été blessé et fait prisonnier. Les Goths ^ ictorieux semblaient pr-ès d'étendre leurs conquêtes jusqu'au Rhône ; Aëtius n'a^■ait point assez de troupes ni de ressources poulies ai'rêter-. En Espagne, les Suè\es s'étaient emparés d'Emerita (Alérida)\ L'Empire, plein de ti'oubles et de désolation, à bout de ressources était inrapal)le d'un nou\el efTorl.