‹ GenséricChapitre 74 sur 266 · l'rocope. De bello vanduL, i, 4 [C. S. H. U., p · texte numérisé non relu

l'rocope. De bello vanduL, i, 4 [C. S. H. U., p

2. Prosper Tiro, Chron., n»^ lo24. d33.i), a. 430, 439 iM. G., A. J.. t. IX, pp. 475,47(>) ; — Idace, Chron.. n"*107, 116, «. 430. 439 (M. C. A. A., t. .\l, pp. 22, 23); — Cassiodore, Chron., n» 1232. a. 439 (M. G.. A. A., t. XI, p. 136); — Isidore, Ilist. Gotliorum {M. G., A. A., t. XI, p. 277) : — Siduino Apollinaire, Crtcme/i vu, vcr.s 300 et suiv. (/'. L., t. LYIII, p. 686: — M. G.. A. A., t. VUI, p. 210] : — Salvien, De gubernalione JJei. vu, 12 (M. G., A. A., t. I, p. 93j.

3. Idace, Chron.. n" 119, a. 439 (M. G., A. A., t. XI, p. 23;.

Genséric, jugeant le moment venu d'achever sa conquête, surprit Carthage en pleine paix, sans doute par ruse ou par trahison, car elle avait été récemment close d'une enceinte ^ 11 s'en empara le 19 octobre 439". Il se rendit maître également de toutes les villes de la province d'Ah-ique, ajoute un auteur^, c'est-à-dire de la province Proconsulaire ou Zeugitane '" .

A cette nouvelle, l'Empire tout entier se sentit menacé d'une catastrophe prochaine, car la position de Carthage permettait aux Vandales d'attaquer toutes les provinces riveraines de la Méditerranée. En Orient comme en Occident, on ne pensa plus qu'à se mettre en état de repousser leurs invasions% Valentinien quitta précipitamment Ravenne pour présider dans Rome même à l'organisation de la défense de l'Italie. Une loi, datée du 2 mars 440 et adressée au peuple romain, nous apprend qu'on travaillait activement à fortifier la ville; on réparait à la hâte ses murs, ses tours et ses portes, et le préfet de la ville eut droit de réquisitionner, pour la prompte exécution de ces travaux, tous les halïitants sans aucune exception. Comme à l'approche d'un siège, on montait la garde aux portes et sur les remparts, de nouvelles

1. Auguste Audollent, Carthage romaine, Paris, Fontemoing, 1901, pp. 96-97 et 1.55-157.

-2. ProsperTiro. Chron., n" 1339, a. 439; — Additamenla af ricana epilome carthaginiensis (M. G., A. A., t. IX, pp. 477, 486, 497) ; — LaZercw/ws regum Vandalorum (édit. Mommsen, Chronica minora, M. G., A. A . , t. XIII, p. 458) ; — Idace, Chron., n°ilo. a. 439 [M. G., A. A , t. XI. p. 23) ; — Cassiodore, Chron., w 1233, a. 439 (.1/. G., A. A., t. XI, p. 156) ; — Isidore, Hist. Va7idal. (il/. G., A. A., t. XI, p. 297); — Victor Vltensis, De persecut. va.ndal., I, 4 (P. L., t. LVIII, p. 186). Marcellinus dit que Genséric s"empara de Carthage le 23 octobre {Chron., a. 439 ^M.CA.A., t. XI, p. 80),

3. Marcellinus cornes, Chron., a. 439, 3 [M. G., A. A., t. XI, p. 80).

4. Paul Orose, Hist., i, 2 (P. L., t. XXXI, p. 693). « Zeugis autem prias non unius conventus, sed totius Provinciee générale fuisse nomen invenimus... Zeugis ubi Carthago magna. » Cf. ïissot, Ge'ogr. camp., t. II, p. 37 et note.

5. Nov. Valenlin. 111, tit. ix (édit. Haenel, Novellœ Conslitutiones, p. 159).

levées de troupes étaient ordonnées, et une loi du 20 mars de la même année édictait des peines sévères contre quiconque donnerait asile à des déserteurs \

Une constitution, datée du 24 juin, nous montre combien grande fut la terreur, quand on apprit que Genséric venait de sortir du port de Carthage avec une flotte importante, sans qu'on sût quel était son but". Cette loi autorise tous les citoyens à prendre les armes pour se défendre eux-mêmes et poui' courir sus à l'ennemi partout où il se présentera. Elle leur abandonne toutes les prises qu'ils pourront faire sur les Vandales et les exhorte à agir avec un courage digne du nom romain. Elle nous apprend que Théodose envoyait en Occident une armée de secours qui était déjà proche, et qu'on comptait sur la prompte arrivée d'Aëtius, à la tête de forces considérables ^ Cependant Sigisvult, qui commandait les troupes stationnées en Italie, avait reçu ordre de mettre en différentes places des garnisons, tant de troupes romaines que de Goths et d'autres barbares, afin d'assurer la défense des côtes et des villes maritimes*.

Ce n'était pas pour l'Italie qu'il y avait à craindre. Genséric était trop prudent, trop bien informé des forces dont disposait Valentinien et de ses préparatifs, pour se risc[uer à aller l'attaquer au centre même de son empire. II n'y pouvait espérer que des succès sans résultats durables et y eût exposé sa fortune pour acquérir un maigre butin, car Rome et les grandes villes, fortifiées et garnies de troupes, étaient àl'abi'i d'un coup de main. Môme victorieux, il n'eût pu se maintenir en Italie contre l'armée qu'Aëtius amenait des

1. Xov. Valeniin. III, tit. v, §§ 2 et 3, tit. vi, Sov. 1 (Ilaenel, pp. 142 et 143-14.^1.

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