‹ GenséricChapitre 88 sur 266 · Théoi)hanes, Chronof/r., a. 447 (C. S. H. B., p · texte numérisé non relu

Théoi)hanes, Chronof/r., a. 447 (C. S. H. B., p

9. Procope, Zoc. Cîï. ;— Marcelliaus cornes, C/tron., (M. G., A. A , I \I. p. 86).

156 GENSERIG

i-ichr poui- lenlor les ])ai-baf'os sans (m'il IVil besoin (uTon la leur iiKli(|uàt. La conciiKMe de rAfrique assiicait aux Vandales la positiijii (|u'Alai'ic avait voulu se créer. Séparés par la mer du i-este de TEnipire, ils n'avaient plus à craindre les armées romaines et dans cette province, grande, riche encore et fertile, ils trouvaient d'une façon permanente les subsistances nécessaires à mie grande armée; ils possédaient ainsi une base solide pour leurs opérations futures. De plus, la mer les mettait en communication directe avec les différentes piu-ties du monde romain et en cas d'insuccès leur (jffi-ait une ligne de retraite assui-ée. Ces conditions faisaient des Vandales les plus redoutables de tous les barbares et ils n'avaient aucun intérêt à rechercher des conquêtes en Europe ; aucune ne pouvait leur donner un établissement préférable à l'Afi'ique. Mais pour rendre définitifs les avantages qu'elle leur procurait et se tirer- de l'état précaire où les laissait le traité de 442, il leur fallait enlever aux Romains la Tripolitaine et les Maurétanies ; pour amener l'Empii-e à leur céder ces provinces, ils avaient intérêt à frapper un grand coup dont l'efTet moral fût propre à intimider leui's adversaires. D'ailleurs, les richesses de l'Italie les tentaient, et elles étaient en quelque sorte sous leui's mains ; il leur était facile de surprendre et de dévaliser, dans une course; imprévue, les villes et les pays voisins du rivage, puis de regagner leur repaire, chargés de butin, avant qu'on pût avoir le temps de songer à les poursuivre. La situation de l'Afrique leur indiquait ce mode de pillage, comme elle devait l'indiquer, dans des temps plus rapprochés de nous, aux corsaires algériens. On a vu qu'ils n'avaient point attendu d'être appelés en Italie, pour en ravager le littoral.

A la mort de Valcntinien, Genséric jugea le moment venu d'entreprendre une grande aventure. Il rassembla ses forces, r-éunit une flotte nombreuse et parut tout à coup cà l'emliou-

POLITIQUE Eï ALLIANCES DE GENSÉRIC 157

chui'c du Tibre ^ Rome n'avait point d'armée dans ses murs. Rien ne s'opposait donc au débarquement des Vandales, rien ne permettait de leur opposer la moindre résistance '^ Comme il arrive toujours en pareille circonstance, le peuple accusa ceux qui le gouNernuient de n'avoir pas prévu ce que nul ne pou\'ait prévoir. Une émeute éclatai Une foule de personnes, gens de qualité et autres, s'empressaient de quitter la ville, et Maximus laissait chacun libre de se sauver comme il pouvait ^ : lui-même, se voyant perdu, ne songeait qu'à se soustraire à la fureur du peuple. Il sortit du palais, cherchant son salut dans la fuite ^ Des Romains % des serviteurs du palais \ et des soldats * l'atteignirent, le tuèrent à coups de pierres ^ et son corps, décapité ^\ en lambeaux ^\. fut jeté dans le Til^rc '-; suivant Jordanès, il fut tué par un soldat l'omain nommé Ursus^^ Ainsi périt, le 31 mai 455'', cet empereur tjui ne régna que soixante-dix-sept jours ^■\

1. Procope, De bello vandal. i, a {€. S. H. B.. p. 332) : — Thèophanes. Clu-onofjr., a. 447 [C. S. H. B., p. 168).

2. Prosper Tiro, Chroii. [M. G., A. A., L IX. p. 484, lig. 24).

3. Idace, Chron., n» 162 a. 455. (M. G.. A. A., t. XI, p. 27) ; — Chronica r/allica, n» 623 (M. G., A. A., t. IX, p. 663).

4. Prosper Tiro, Chron., a. 455 {M. G , A. A., l. IX, p. 484, lig. 19).

5. Prosper Tiro (Zoc. cit.. lig. 20) ; — Victor Tonnennensis, C/u-o/;., «. 455 (M. G., A. A., t. XI, p. 186).

6. Idace, Cliron., a. 455 (.1/. G., A. A., t. XI. p. 27) : — Ilislovia miscella, c. XIV (Miiratori, Rer. italic. script., t. i, pars I, p. 98).

7. Prosper Tiro, Chron. (M. G., A. A., t. IX, p. 484, lig. 21).

Page 1