‹ GenséricChapitre 87 sur 266 · Prosper Tiro, a. 454 (M. G., A. A., t. IX, p · texte numérisé non relu

Prosper Tiro, a. 454 (M. G., A. A., t. IX, p

5. Ibid. et Additamenlaafric, 2, a. 454 [M. G.,A.A.,{. IX. p. 487) ; — Idace, Chron.. ii" 160, a. 451 (M. G., A. A., t. XI, p. 27); — Marcelliiius cornes, Chron.. a. 454 (M. G., A. A., t. XI, p. 86) ; — Cassiodore, Chron., a. 454 {M. G., A. A., t. XI. p. 1Ô7); — Victor Tonnennensis, Chron., a. 454 [M. G., A. A., t. XI, p. 185) : — Théophanes, Chronogr., a. 446 (C. S. H. B., Théoph.. t. I, p. 166): — Sidoine Apollinaire, CVzcme?* V, vers 305 et suiv. [P. L., t. LVIII, |). 667); — Grégoire de Tours, Hist. Francor., u, 8 [M. G., Script, rer. meroving., t. I, p. 72).

6. Idace, Chron., n» 160, a. 454 {M. G.. A. A.,i. XI, p. 27) ; — Marcellinus cornes, a. 454, n» 2 (M. G., A. A., t. XI, p. 86); — Cassiodore, C/t/"o?i., a. 454 (M. G., A. A., t. XI, p. 157).

7. Addilamenla ad Prosperum Hauniensia (édit. Mommsen, Consularia ilalica; M. G., A. A., t. IX, p. 303) : « Aëtius crudelitcr interfectus est KomcC XI k. oct. » La date de la mort de Boëtius est fixée également par les Annales de Ravenne au 21 septembre (Cf. Borghesi, Œuvres, t. X. p. 623, note 4). D'après les Fasti vindobonenses posteriores (édit. Mommsen ; M. G., A. A., t. IX, p. 303), le nom du préfet tué avec Aëtius serait, non pas Boëtius ou Boëthius, mais Veœtius. (Borghesi, Œuvres, t. X, p. 623, note 4).

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mus*. Ne pouvant la séduire, il eut recours à la fourberie et à la violence. Il arriva que Petronius Maximus, jouant avec l'empereur, perdit une très grosse somme ; ne pouvant acquitter sa dette dans l'in.stant, il laissa son anneau en gage. Cet anneau fut aussitôt remis à un eunuque qui courut à la demeure de Maximus. Il dit à la femme du sénateur que son mari la priait de le rejoindre au palais et l'envoyait chercher avec une litière. La malheureuse, voyant l'anneau de

1. Petronius Maximus était, suivant Procope et suivant Théophanes [Chronogr., a. 447; C. S. H. B., Théoph., t. I, p. 168: — De bello vandal., I, 4; C. S. IL B., p. 328), un descendant de ce Maximus qui avait usurpé l'Empire à l'époque de Théodose le Grand. (Duruy, Hist. des Romains, c. Lxx.Ki, édit. in-8», t. VII, pp. 466-483). On ne peut mieux faire connaître Petronius Maximus qu'en citant la savante addition de M. Edouard Cuq au texte de Borghesi ; sa précise concision ne permet pas de l'abréger. « Le Cursus honorum de Petronius Maximus est donné par diverses inscriptions découvertes à Rome. L'une d'elles, conservée au musée de Florence, est surla base d'une statue élevée à Petronius Maximus en l'année 42J, sur le Forum de Trajan. Elle rappelle toutes les dignités qu'il avait déjà reçues à cette époque (Corpus inscr. latin., vol. VI, n" 1 749 ; cf. n° 1660). Cette inscription établit qu'il fut à dix-neuf ans tribun et notaire du consistoire impérial, puis comes rei privatœ pendant trois ans. Un texte du code théodosien prouve qu'il remplissait cette fonction en 415 (Cod. Theod., lib. X, tit. X, c. 26; Haenel, p. 1003). Il fut ensuite appelé à la préfecture de la ville, qu'il occupa pendant dix-huit mois. Il était déjà en charge le 27 septembre 420, date d'une constitution qui lui fut adressée par Ilonorius (Cod. JusL, lib. VI, tit. vi, c. 10. De suis et legitimis liberis). L'inscription précitée prouve qu'il était encore préfet de la ville sous le règne de Constance III, qui fut proclamé Auguste le 8 février 421. Il n'avait pas encore achevé sa vingt-cinquième année. La suite du cursus honorimi de Petronius Maximus est fournie par deux autres inscriptions relatives aux travaux publics exécutés à Rome sous les ordres de ce personnage. La première se compose de deux fragments :

a) DOMINO RERLJI HU-M.VNARUM V.\LENTI.NI.\NO PP' AUGUS |

6) PETRONIUS .M.iXIMUS IIII PRAEFECTUS ET BIS CONSUL ORD. SQUALORE

[SUMMOTO

[Corp. inscr. latin., vol. VI, n. 1197). « La seconde est plus complète :

DOMINO RERUM HCMANARC.M VALE«TINIANO ALGUSTO PETRONIUS MAXIMUS

[V- C- FORI CONDITOr POST QVAttVOH PRAEFECTURAS ET DIOS OHDIXARIOS COXSUL.\TUS AUCTORI

[SIBI TOT HO.NORLM LOCWit

{Corp. itiscr. latin., vol. VI, n. ll'JS). « Petronius fut donc deux fois consul, la première fois en 433 avec

i'OLlTIQUE ET ALLIANCES DE GENSERIC 153

son iiiaii aux mains de cot euiuique, n'eut point do défiance. On la conduisit dans un appartement écarté où ^'alentinien la ^ iola, tandis que les courtisans retenaient Maximus. Quand celui-ci rentra chez lui, il trouva sa femme en larmes, l'accusant d'avoir prêté les mains à cette infamie et d'avoir fait marché de son honneur, Maximus jura de venger cet outrage dans le sang de l'empereur-'. 11 tint l)ientôt parole.

\"alentinien avait eu la singulière imprudence de prendre à son service quelques anciens serviteurs d'Aëtius. Eux aussi

Théodose pour collègue, la seconde fois en 443 avec Paterius. C'est sans doute à cette occasion que Valentinien attribua à ceux qui auraient été deux fois consuls la préséance sur tous les consulaires, même sur les patrices. Bientôt après, Petronius Maximus reçut la dignité de patrice. Il l'avait tout au moins en 445. » [Xov. Valentin., tit. xix ; Maximo PP. II et patricio). C'est dans l'intervalle de ses deux consulats qu'il fut appelé à la préfecture du prétoire. D'après la suscriplion de plusieurs novelles de Valentinien, Petronius Maximus fut préfet du prétoire pour la seconde fois en 439, 4i0 et 441. Il avait probablement rempli ces fonctions pour la première fois vers l'année 435. u (Borghesi. Œuvres, t. X, Praefecti Praetorio Italiœ, pp. 611-613.) D'une lettre de Sidoine Apollinaire [Ep. ii, 13; Migne. P. L., t. LVIII, p. 491) il résulte que Petronius Maximus avait été deux fois préfet de la ville. Ainsi s'explique la mention de quatre préfectures dans l'inscription citée plus haut : il fut deux fois préfet de la ville et deux fois préfet du prétoire (Note de M. Edouard Cuq ; Borghesi, Œuures, t. X, p. 613, note 6). Petronius Maximus est qualifié préfet du prétoire pour la seconde fois : a] en 439, dans une constitution datée de Ravenne le 28 août 439 (.Voy. Valenlin., tit. lu; Haenel, >!ov. Consl. Valentin. m, pp. 137- 140) — b) en 440, dans deux constitutions datées, l'une de Rome le :2o janvier 4i0 [Sov. Valenlin. m, tit. iv ; Haenel, ihid., p. 14u), l'autre de Ravenne le 4 juin 440 (Sov. Valenlin. m, tit. vu, 1 : Haenel, îôk/., pp. 147-150y — c) en 441, dans deux constitutions datées, l'une de Ravenne le 20 février 441, reçue le 14 mars {Xov. Valenlin. m, tit. x; Haenel, ibiil,,p. 160), l'autre sans date de jour ni de consulat, mais apparemment de l'an 441 [Xov. Valentin. m, tit. I, 2; Haenel, ibid., pp. 123-124 et 7iole l. ; voir p. 132, note 2). — d) en 445, dans une constitution datée de Rome le 8 décembre 445 (Xov. Valtntin. lll, tit. xix : Haenel. ibid., pp. I80-I88). c 11 y a certainement une erreur, observe M. Edouard Cuq. dans l'adresse, ou dans la suscription de l'année 445. Maximus n'a pas été en charge sans interruption de 439 à 445. Entre le 20 février 441 et le 8 décembre 445, il ne figure plus comme préfet du prétoire, et l'on trouve h sa place quatre personnages qui se sont succédé à la préfecture d'Italie : Faustus, Paterius, Quadralianus et Albinus (Borghesi, Œuvres, t. X, PraefecU Pvaelorio llaliœ, lxxix, p. 614, et notes 1,2; ces deux notes se trouvent interverties par une faute d'impression, la note cotée 2 correspond au chiffre d'appel 1 dans le texte, la note cotée 1 au chiffre d'appel 2).

1. Procope, De bello vandal., i, 4 (C. S. II. B.,édit. de Bonn, i)]). 328-32.)).

uvaient à se vciis'cr de la mort de Icui' iiiaîti'e' : ils de\ iiii'ciit les complices de Maxiinus. Le IG ou le 17 mars 455"-, ^'alelltinien fut poignardé pendant qu'il assistait aux courses de char sur la Wa Labicana, proche du mausolée d'Hélène^, en un lieu dit les deux Lauriers ^ par deux bai'bai'es. Trauslila et Optila ou Occylla. t(jus deux serviteurs d'Aëtius^ Ce meurtre fut commis au milieu de toute larmée, sans que personne cherchât à l'empêcher ou à le punir \ Heraclius fut massacré auprès de son maître".

i. l'rosper Tiro, C/iron., a. 4oo {M. G., A. A., t. IX, p. 483).

2. La chronique de Prosper Tiro porte qu'il fut tué le 17 mars ou, suivant une autre leçon, le 16 mars (édit. Mommsen, Atlditamenla, M. G., A. A., t. IX, p. 490).

3. Additameiita ad Prosperuni Hauniensia (édit. ^lommsen.M. G., A. A., t. IX, p. 303) ; — Marcellinus comes. Chron., a. 435 (M. G., A. A., t. XI, p. 86); — Cassiodore. Chron.. a. 433 (M. G.. A A., t. XI, p. 137): — Victor Tonnennensis, Chron., a. 453 {M. G., A. A., t. XI, p. 186;; — Grégoire de Tours, Ilist. Francorum, ii, 8 (M. G., Script, rer. meroving., t. 1, p. 72). Au lieu dit Ad duos Lauros s'élevait, dans une villa impériale, le tombeau d'Hélène, aujourd'hui Torre Pignattara (Hartmann Grisar, Hisl. de Rome et des Papes au moyen âge liv. I, c. III, iv ; trad. Ledos, p. 78 et note 2).

4. Prosper Tiro, Chron., a. 433 et Additamenla (édit. Mommsen, M. G., A. A., t. IX, p. 483 et p. 490); — Chronicon pasc haie , a. 433 (C. S. H. B., p. 592).

5. Prosper Tiro, Chron., a. 433 [M. G.. A. A. A. IX, p. 483) ; — Idace, Chron.. a. 433 (M. G., A. A., t. XI. p. 27i : — Marcellinus cornes, Cliron., a. 453 (M. G., A. A., t. X[, p. 8*)); — Grégoire de Tours. Uist. Franc ii, 8 {M. G.. Script, rer. meroving., t. I, p. 72); — Jordanès, Romana [M. G., A. A., t. V, p. 43).

6. Prosper Tiro, Chron., a. 455 (M. G., A. A., t. IX, p. 483). L'outrage fait par Yalentinien à la femme de Maximus ne nous est connu que par le récit de Procope. Aucun autre auteur original n'en fait mention, mais Théophanes {Chronogr.. a. 4i7; C. S. H. B., Théoph., t. I, p. 167) parle des mœurs déréglées de Yalentinien. Idace {Chron., a. 435; M. G.. A. A., t. XI, p. 27) dit que Ma.ximus agit par ambition. Sidoine Apollinaire Œp. n. 13: Migne, P. L., t. LYIII. p. 192; — M. G., A. A., t. YIII) dit également que Petronius Maximus voulut régner, ne pouvant souffrir d'être soumis à un maître. Suivant Procope, Yalentinien aurait violé la femme de Maximus quelque temps avant la mort d'Aëtius, et ce serait Maximus qui aurait amené Yalentinien à croire qu'Aëtius méditait d'usurper l'Empire et à le mettre à mort, parce qu'il jugeait que ce général serait un obstacle à ses projets de vengeance (Procope. De bello vandal., i. 4 ; C. S. H. B., p. 329). Cette partie du récit de Procope est confirmée par Jordanès (Romana, édit. Mommsen, M. G., A. A., t. V, p. 43). « Yalentinien. dit Jordanès. fut égorgé par la trahison du patrice Maximus, dont les intrigues avaient déjà fait périr Aëtius. »

7. Prosper Tiro. Chron.. a. 455 {M. G., A. A., t. IX, p. 484 .

POLITIQUE ET ALLIANCES DE GENSÉRIC loo

Le lendemain, ou le jour même, le 17 mars, JNIaximus pi'it la pourpre ^ Il força la ^■euve de sa ^"ictime, Eudoxie, fille de Théodose la jeune, à s'unii' à lui ■. Il l'épousa quelques jours plus tard ^, sa femme étant venue à mourir '*, et maria son fils Palladius, qu'il avait créé César ^, à Eudoxie, fille de ^'alentinien 111 ^ Il pensait affermir son usurpation par ces mariages qui, le faisant entrer dans la famille impéiiale, lui donnaient une apparence de légitimité et devaient, croyait-il, décider la cour de Constantinople à le reconnaître.

S'il faut ajouter foi à une anecdote, son union a\'ec l'impératrice Eudoxie ne servit qu'à précipiter sa ruine. Il avoua, dit-on, à Eudoxie qu'il était l'auteui' du meurtre de Yalentinien et se ^■anta d'avoir commis ce forfait par amour pour elle'. Eudoxie résolut de tii-er vengeance de la mort de son pj'emier mari et, ne pou^ ant rien espérer de la cour de Constantinople", elle s'adressa à Genséric qu'elle engagea pai' des lettres pressantes à passer en Italie et à surprendre Rome en ce moment sans défense ^

Les historiens de ce temps expliquent toutes les entreprises des barbares par quelque acte de trahison. Celui qu'ils reprochent à Eudoxie n'est sans doute pas plus réel que celui qu'ils attribuent à Honoria. Rome était une proie assez

i. Prosi)er Tiro, Chron., a. 455 [M. G., A. A., t. IX, p. 484K

2. Procope, De bello vandal., i, 4 (C. S. H. D., p. 331) ;— Théophanes, Chronogr., a. 447 (C. H. S. B., p. 168).

3. Prosper. Chron., a. 455 (M. G., A. A., t. IX, p. 484); — Idace, Chron., a. 4oo {M. G., A. A., (. XI, p. 27): — Victor Tonnennensis. a. 455 (M. G., A. A., t. XI, p. 186): — Procope, loc. cil:— Théophanes, loc. cit.

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