Fol. 208, V
teur des épaules. Le médaillon du Sultan gravé dans le Prompiuarium iconum publié àLyon, en 1553, par Guillaume RovilleS rappelle, dans son ensemble et dans rajustement des vêtements, le portrait de Gentile Bellini; mais la dimension très réduite de ce médaillon et la taille relativement grossière du bois empêchent toute affirmation à cet égard. Dans sa préface au lecteur^ Roville garantit Tauthentici té des pièces dont il a fait usage pour son recueil et explique les disssemblances qu'on remarque souvent dans la représentation de la même personne par la différence de temps, d'âge, de costume et l'exactitude plus ou moins grande de l'artiste à reproduire son modèle*. C'est ce même médaillon qui fut reproduit, le siècle suivant, dans l'ouvrage connu vulgairement sous le nom de Chronologie collée *. Quant au portrait qu'a gravé Théodore de Bry pour le recueil de Boissard, il ne se rapporte à aucun type connu. Le visage est de profil, de gauche adroite, la tête couverte d'un vaste turban, le corps revêtu d'un caftan à revers, comme dans les portraits précédemment mentionnés : la barbe, disposée avec soin, est assez fournie ainsi que la moustache, lenezaquilin ; l'ensemble de la physionomie respire l'énergie, mais en même temps un caractère d'impersonnalité qui laisse à penser qu'il a été fait d'imagination ^.