Storia delV Impero Osmano^ Venise, 1828, in
2. Par exemple, celui publié par Munster, dans la Cosmographie tiniverselle^ Paris, 1556, in-foL, p. 1192; par Thevet, dans les Vies des hommes illustresy PàviSy 1584, in-fol., p. 634; parRicaut, dans la Neueroffnete OUomannische P forte... Augspurg, 1694, in-fol., 1. 1, p. 58, etc.
3. L'ouvrage du P. Bouhours parut à Paris, en 1676, in-4. Le portrait de Mohammed II est donné page 24. Dans le manuscrit auquel fait allusion l'auteur, ne se trouve pas le portrait du Sultan. Le plan de Rhodes reproduit par Bouhours, page 108, se trouve dans le mss. de Caoursin, fol. 18, 32 et 37. C'est un mss. in-4, sur vélin, de 225 feuillets avec de nombreuses miniatures, portant le n"" 6067 du fds. latin. On lit au fol. 1 : € Ad magnanimum | fortissimum incli \ tissimumqtie | catho \ lice fldei athletam \ Petrum daubusson Rhodiorum | equitum magistrum principem \ felicissimum Guillelmus \ Caoursin Oalli Belge duacii in floreniissimo Parisiorum \ gymnasio liberalibus disci \ plinis imbuti Rhodiorum vi \ cecancellarii gestorum \ Bhodie obsidionis commentarii \ féliciter incipiunt. ji Caonrsin est le nom exact de l'auteur : les Italiens écrivent par euphonie Caorsino; les Français Caoursin. Voir l'article de M. Bourquelot, intitulé : c De l'origine et de la signification du mot Caorsin ji dans la Revue des Sociétés savantes^ t. V, 2n« série, p. 787 et sqq
au grand maître par le vice-chancelier de Tordre, Guillaume Caoursin, manuscrit qui faisait partie de la bibliothèque du procureur général au Parlement, de Harlay, et que possède aujourd'hui la Bibliothèque nationale de Paris. II est fait de fantaisie, sans aucun souci de la vérité, et ne mérite d'être cité que pour mémoire. Il en est de même du portrait du Sultan fait en 1780, par J. de Wert, d'après le tableau de Berlini (sic), pour un ouvrage de Duflos.
Antérieurement à Gentile, Mohammed II avait déjà été représenté en peinture. Philippe de Commynes, dans ses Mémoires, rapporte avoir vu un portrait du Sultan plein d'énergie et de grandeur, a Le Turc^ dit-il, a esté sage et vaillant prince, plus
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de cest eage, et sembloit bien qu'il fut homme de grand esperit\» Philippe de Bergame, dans son Supplementum Chronicarum, publié à Venise en 1486, parle également d'un portrait peint de Sultan Mohammed et la description minutieuse et précise qu'il en donne laisse à penser qu'il faisait peut-être allusion au portrait de Bellini de la collection Layard. « Son portrait, dit le chroniqueur, en parlant du Sultan, indiquait bien l'homme. Son aspect, en effet, était terrible et effrayant, ses yeux cruels^ obliques et comme repliés aux angles^ surtout lorsqu'il regardait quelqu'un. Son nez, large au centre, se recourbait sur la lèvre. Sa face était maigre, ses joues creuses, son teint très pâle. Il avait le corps robuste et nerveux, la structure puissante...' » Ces caractères semblent s'adapter assez bien à la gravure du portrait de Gentile, mais ne sont pas assez marqués
1. Liv. VI, ch. XII, p. 496-7, de Tédition de M. Chantelauze; t. Il, p. 286 de l'édition Dupont; t. I, p. 416 de Tédition Langlet du Fresnoy, etc.