‹ Gentile Bellini et Sultan Mohammed II notes sur le séjour du peintreChapitre 13 sur 29 · Fol. 209 r. Ce passage est donné à l'appendice, n · texte numérisé non relu

Fol. 209 r. Ce passage est donné à l'appendice, n

pour que Ton puisse conclure sans réserve. Quant aux autres représentations connues de Sultan Mohammed, faites de son vi- Yant ou peu d'années après sa mort, il importe de les mentionner seulement pour souvenir, car elles n'ont aucun caractère d'authenticité. C'est ainsi que le dessin conservé au Cabinet des estampes de Berlin avec cette indication : El Gran Turco^ et dont M. Lippmann a donné une reproduction', est simplement le portrait de Jean VII Paléologue, le dernier em- ] pereur de Byzance dont Vittore Pisano a gravé l'admirable médaille que l'on connaît. « Le vainqueur et le vaincu, écrit I ' M. Lippmann, se trouvent ainsi avoir échangé leurs rôles. Dans sa naïve ignorance, le graveur italien a pris l'empereur chrétien pour le conquérant ottoman, et la légende grecque de la médaille qui lui servait de modèle a été pour lui aussi inintelligible qu'eût pu l'être une légende turque.

« Il savait seulement que le personnage représenté était le maître de Constantinople, et, pour lui, ce personnage était tout naturellement le grand Turc. » Ce même Paléologue servit également de modèle au portrait de Mohammed 11, reproduit dans le Chronicon Nurembergense* d'Hartmann Schedel, publié en 1493, et à une autre gravure en bois, anonyme, exécutée en Allemagne vers 1480. La bibliothèque d'Arras possède également un portrait du prince Djem', le troisième (ils de Moham-

\. Jahrbuch der Kôniglich Prettssischen Kunstsammlungen^ Berlin, 1881, t. II, p. 216 bis. M. Delaborde a reproduit ce portrait dans son ouvrage : La gra\)ure en Italie avant Marc-Antoine^ Paris, 1883, în-4f ^ p. 147.

Page 1