‹ Gentile Bellini et Sultan Mohammed II notes sur le séjour du peintreChapitre 18 sur 29 · Mûller, documenti,,, p · texte numérisé non relu

Mûller, documenti,,, p

Théodose; mais c'est là une hypothèse qu'aucun document, que je sache, n*est venu confirmer. N*est-il pas plus naturel de penser que Gentile Bellini, à l'exemple de tous ses confrères, relevait, pour sa satisfaction personnelle d'artiste, les motifs des monuments qui Tintéressaient, comme autant d'études qui pourraient lui servir plus tard à la composition de ses tableaux? Cette explication est d'autant plus vraisemblable que l'on sait le goât. de Gentile, qu'il tenait de son père Jacopo, à réunir des sculptures antiques, ainsi que le témoigne certaine clause de son testament', et que Tout justement remarqué les savants auteurs de V Histoire de la peinture dans le nord de f Italie*.

Antonio Bernardi de Médicis quitta Constantinople vers la fin du mois de novembre avec son prisonnier enchaîné; il arrivait, le 7 décembre suivant, à Venise'. Le 24 décembre, il était de retour à Florence \ et, le 28, Bernardo Bandini expiait son crime et était pendu à la fenêtre du barigeP. Enfin, à la date du 1 1 mai 1480, la Seigneurie de Florence adressait à Mohammed une lettre de remerciements dans laquelle elle déclarait

i Le texte original est publié dans la Bibl. de l'Ecole des Chartes, t. V (1869), p. 204-6.

2 Crowe etCavalcaselle, Uîst. ofpainiing inNorih italy^ t. I, p. 137, et p. 106-7.

3. Malipiero, Annali Veneti, dans VArch. Stor. ItaL, i^^ part., p. 249.

4. Millier, Documenti,.,^ p. 228; le 23 décembre, suivant Landucci : «c E a di 23 di dicembre 1479, venne preso Beniardo Bandini de' Baron cegli di Costanlinopoli, che lo dette preso el Gran Turco ; el quale s'era fuggilo di Firenze quando fu morto Giuliano de' Medici, credendo essere sicuro délia vita quivi. :» Dian'o Fioreniino dal 1450 al 1516, publié par lodoco del Badia, Florence, 1883, in-8, p. 33. Le 4 novembre 1480, Antonio Bernardi de Medicis fit partie de la députation envoyée à Rome, auprès de Sixte IV, pour demander et obtenir ta levée de l'interdit jeté sur Florence par le souverain pontife^ J'ai publié le procès-verbal de ce document dans la Re\)ue d'Histoire diplomatique^ t. I, p. 296 et sqq.

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