‹ GéodésieChapitre 117 sur 137 · LOCK, BOUSSOLE · texte numérisé non relu

LOCK, BOUSSOLE

suspension de Cardan, c'est-à-dire à deux axes rectangles é[ui la font rester horizontale, malgré les agitations du navire.

454. Les marins donnent le nom de rhumbs ou airs de vont, aux directions que prend le navire, ou l’aiguille de la boussole. Quelquefois on désigne ces rhumbs par les numéros de graduation du cercle ; ce sont les véritables azimuts : mais plus ordinairement on partage le cercle en 32 arcs égaux, dont chacun porte un nom. Voici la série de ces noms, tels qu’on les voit sur la figure i4<>.

i°. On marque les quatre points cardinaux N., E. , S., O., qui signifient nord , est, sud et ouest.

a°. On divise par moitié chacun de ces quadrans, et le nom de ces quatre divisions se forme de la réunion des deux noms entre lesquels chacune se trouve. Le milieu entre .N. et E. s’appelle N. E. ou nord-est , entre S. et 0., S. O. ou sudouest, etc.

3°. On coupe ces H arcs par moitié , ou en arcs de 22*3<>’ chaque ; et les noms se forment encore en accolant les deux noms voisins ; le milieu entre N. et N. E. , est le N. N. E. , ou nord-nord-est ; entre S. 0. et S , est S. S. 0. , ou sud-sudouest , etc.

4°. Enfin on partage encore par moitiés chacun de ces 16 arcs , ce qui complète le système des 32 rhumbs , dont le3 arcs sont de ii°i5'. Pour dénommer ces derniers , on accole les deux noms voisins , en les séparant par le mot quart , et énonçant d’abord celle des 8 im divisions qui est la plus proche.. Entre N. et N. 0. il y a deux de ces subdivisions , l’une d'un côté du N. N. 0. , l’autre du côté opposé. Celle-ci est appelée H | N. O. , parce qu’elle est plus voisine du nord ; l’autre N. O. j N. , colnme étant plus voisine du nord- ouest. Le 1” énoncé signifie N déviant d'une division vers le nordouest ; le 2* , N. 0. déviant du côté du nord. Par abréviation , on sous-entend une partie de cette locution , qu’on réduit aux termes essentiels. S. E. 3 S. signifie le sud-est, mais en déviant au sud .

^00 NAVIGATION

455. Pour les besoins de la navigation, ces 3a divisions ne suffiraient pas pour tous les azimuts qu'on veut courir ; la précision exige souvent qu’on ajoute quelques degrés aux ruinbs ainsi dénommés, ou qu’on en retranche. S. E. * E. 4° >5' sud, signifie un ruinb qui est au S E. 5E. , et qu’on fait dévier de 4*i 5' vers le sud. Voici comment on traduit ces locutions en degrés azimutaux.

L’intervalle d’un rhumb au suivant est de ii°i4' ; ainsi pour avoir la graduation S. E. j E , qui est la 5* division du quadrans, on répète 5 fois i i"i5', et on aura pour équivalent 56°i 5' d’azimut du sud à l’est. Et dans la dénomination cidessus , il faudra retrancher 4“ 1 5' ; ce qui ne fera que 5a° d’azimut. La table suivante aide à trouver ces réductions.

456. Si l’aiguille aimantée se dirigeait dans le méridien du lieu, il serait bien aisé de trouver sur la boussole l’azimut que suit la route du navire ; mais l’aiguille prend en chaque lieu une direction particulière , qui fait un angle avec le méridien.

PROBLÈMES DFS ROUTES. 4° T

Get angle est appelé déclinaison ou variation de l’aiguille aimantée ; il varie avec les lieux , et même avec les temps , dans chaque localité , quoique très lentement. Cette déclinaison se détermine par des observations astronomiques, ainsi qu’on le dira bientôt (n° 53o); c’est donc un angle connu qu’on fait entrer en considération, lorsqu’on veut assigner le rumb suivant lequel on doit maintenir la quille du vaisseau.

457. Mais celte direction n’est pas celle de la route du navire , à cause de la dérive. On donne ce nom à un effet par lequel le vaisseau est poussé dans le sens oi'i le vent souffle, et qui varie avec la force du vent, la quantité de voiles et la qualité de la mer. Pour connaître la véritable route qu’on suit, à la surface de la mer, on se sert d’une autre boussole portative, appelée compas de variation, qui est armée de pinnules dans une ligne parallèle à celle de N. et S. de l’instruiuent. En visant la houacl^e, longue trace que laisse le navire derrière lui surleseaux, on obtient l’angle que faiteette traceavec î’axedu navire, qui est la ligne où l’on gouverne. Cet angle est la dérive.

L’azimut qu’on doit suivre est donné par le lieu où l’on est et celui où l’on veut arriver. Connaissant la déclin, de l’aimant et la dérive, on corrige bientôt l’azimut de ces deux angles, et l’on en conclut la graduation , à partir du méridien magnétique, ou le rumb suivant lequel on doit gouverner ; et alors le navire court la roule voulue.

Problèmes des routes.

458. Lorsqu’on veut combiner ensemble la variation v de l’aimant, la dérive d, et le rumb suivi r, afin d’en déduire la direction de la route, savoir l’angle x qu’elle fait avec le méridien vrai du lieu, on s’aide d’une figure pour indiquer les quatre directions proposées du méridien vrai, du méridien magnétique, de la dérive et de la route, en donnant à ces lignes les positions que leur assignent les valeurs angulaires données; et l’on reconnaît aisément, quels sont les angles qu’on .doit ajouter on soustraire pour trouver x, qui est

navigation.

jo?.

l’angle de la route avec le méridien vrai du lieu , ou l’azimut.

Par ex., la déclin, étant v = ao° N.E., un vaisseau court le rumb S.E. i-S. (la table indique que r= 33°45', du sud magnétique vers l’est), et la dérive d=z rj° bâbord, c.-à-d. portant le vaisseau du côté gauche : on demande l’azimut de la route?

Je mène les droites NS, ns (fig. 1 36) sous l’angle v = 20° : la première ligne figure le méridien vrai , la 2' le méridien magnétique; S est le sud vrai , la région droite représente l’est. Je tire la droite CR faisaut l’angle RC.r= r=33°45' du côté du sud-est, et je vois que CR tombe au-delà de CS, par rapport à Cs. Enfin je tire au-delà de CR la ligne CD faisant l’angle RCD = r/= 1 70. CD est la route du navire, et son azimut est l’angle

DCS = .r = r + d — e = 3o°45' du sud à l’est ;

donc, en style de marin, le vaisseau court le^. E. S. 3° S.

On voit que , dans tous les cas , on peut trouver la valeur de l’utt des quatre angles r, d, v et .r , quand on a les trois autres. C’est ainsi que l’officier fixe le rtunb suivant lequel le navire doit gouverner. *

45q. Une fois connues la direction de la route et la vitesse du vaisseau, il est aisé de faire le point, c.-à-d. de marquer sur une carte marine la ligne parcourue en longueur et eu direction : ainsi on trouve le point de la mer où l’on est actuellement. C’est ce que l’on comprendra parfaitement par la construction de ces cartes. On a de la sortq la longitude et la latitude du vaisseau, opération qu’on appelle Y estime. Sans doute ces résultats sont sujets à erreur; mais on les rectifie par des observations célestes.

460. Des observations de mer n’ont jamais assez de précision pour qu’on puisse y avoir égard à l’aplatissement terrestre; aussi notre globe est-il toujours regardé comme sphérique. Le chemin A décrit en longitude sur un parallèle dont la la—

titude est /, répond à la route - - - parcourue sur l’équateur.

PROBLÈMES DES ROUTES

c.-à-d. que celle fraction est l’espace couru erf longitude. {Fojr. n° 478). • , .

461. Nous avons trouvé , p. 206 et 209, que la différ. d des latitudes l et 1 de deux stations voisines sur lasphère terrestre, et la différ. P de. leurs longitudes sont données par les éq. d s= a cos z -f- ~ à1 tang l sin2 s, d = l — 1 ,

co %l

— vû4sin2Z

tang l cos /

Ici z est l’azimut de la route qui joint les stations , mesuré sur l’horizon de celle dont la latitude est / ; V est la latitude du point d’arrivée, a le petit arc décrit de l’une à l’autre, ou plutôt l’arc qui mesure cette valeur angulaire dans le cercle dont le rayon est r, d est un arc de même nature.

462. Soit P ( fig. 79) le pôle terrestre, M le lieu de départ, M' celui d’arrivée; PM, PM' leurs méridiens ; on a PM = go° — l, PM' = go° — 1' ; C est le centre de la Terre supposéè sphérique. L’angle MCM' est mesuré par l’arc a. Soit donc représente" par y la distance MM' en unités métriques, ou la distance itinéraire des deux stations; comme 1 : a “ B. : y = aR, R étant le rayon CM , on a

y cos z j4* sin2 z tang / d=-R~ + ^ ’

y sin z

jr‘ sin 2z

tang / cos / ’

R-cos/ «2R‘

et comme de l P sont des longueurs d’arc de rayon 1, propres à mesurer des angles, on changera ces arcs en d sin 1', P sin 1', pour les exprimer' en minutes de degré , et il viendra les éq.

p l y cos z y' sin2 z tang, l

R sin 1' 2Rasin ï7 ’

^'sinz y1 sin 2z tang/

Il sin ■' cos/ 2R2sin l'cos/'

Nous avons plusietn#fois Tait usage de ces éq. O11 néglige le plus souvent le dernier terme. Ainsi, connaissant la distance parcourue y en mètres et sa direction, ou son azimut z, ccs

4 O ^ N^VlGATIOff.

éq. font connaître la longitude et la latitude du point jd’ai'-

- rivée, quand on' a celle de départ.

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