‹ GéodésieChapitre 125 sur 137 · SEXTANT · texte numérisé non relu

SEXTANT

4g5. Mais dès qu’on dérange l’alidade, comme le petit miroir FI est immobile, et que le grand tourne arec l’alidade, ces miroirs ne sont plus parallèles, et l’on n’aperçoit l’objet H qu’une seule fois. C’est uu autre objet qui se réfléchit sur le grand miroir, puis sur le petit, pour se présenter en coïnci- . dence avec H.

Soit, par ex-, CD la position nouvelle que reçoit l’alidade , et Ig celle du grand miroir, un objets situé au loin, envoie le rayon SC qui se réfléchit sur le miroir Ig selon la ligne CN, pourvu que l’angte /CS = #CN. Ce rayon , arrivé selon CN au petit miroir, se réfléchit, comme ci-devant, selon NO. En sorte qu’on voit, à travers la lunette, outre l’objet direct H, un autre objet S qui se présente en coïncidence, après deux réflexions. On trouve qu’en tournant l'alidade de la quantité angulaire mesurée par l’arc BD, l’objet S qui vient coïncider avec H est distant de celui-ci (ou plutôt de K, à cause de l’éloigneraeni) de la valeur angulaire SCK. Or, cet angle SCK est toujours la moitié de l’angle BCD.

Eu effet, le rayon SC, réfléchi selon CN, fai t l’angleSC/=N Cg. Quand le miroir avait la position LG, et l’alidade celle CB, le rayon SC se réfléchissait près de la direction CB, et n’arrivant pas au petit miroir- FI, ne pouvait pas être vu en 0 par réflexion. Mais quand l’alidade a tourné en IgD , les réflexions ont perrrtis d’apercevoir S, si la déviation de LG en Ig a été suffisante pour rendre l’angle SC/ = NC# ; car alors le rayon CN a dû se diriger à l’axe de la lunette selon NO , en faisant l’angle CN1 a* ONF. Or, dn a

angle KCN = t8o° — aNCG = t8o° — aNCg- — s^CG, angle SCN = t8o° •— 2SCZ.

Retranchant, il vient

angle SCK = 2NCg- + 2LC / — 2gCG = 2gCG.

Ainsi l’angle SCK = 2BCD, et a pour mesure le double de l’arc BD, dont l’alidade et le grand miroir ont tourné.

NAVrCATIO.V.

4g6. Concluons de là que l'angle formé par deux lignes menées du centre C à deux objets très éloignés K et S , ou V angle SCK est double de l'angle BCD qu’a décrit l'alidade depuis la position ou les deux miroirs sont parallèles j c.-à-d. où F objet direct H est vu double et en coïncidence avec lui-méme , jusqu’à celle ou il coïncide avec l'autre objet S.

Voilà pourquoi, lorsqu’on a ainsi mis en coïncidence deux objets S et H , on lit leur distance angulaire sur l’arc CD en le doublant, ce qu’on fait en comptant les detni-degre's de cet arc pour des degrés , ainsi qu’on l’avait dit précédemment. Ce mode de numérotage dispense de doubler la graduatio 11 de cet arc.

497. Il est facile , d’après cela, de comprendre comment on mesure des angles avec le sextant (-fig. i5a), ou les arcs de distance entre les astres , par ex., la distance d’un bord du Soleil à un bord de la Lune. On amène le limbe dans le plan des deux objets ; puis on regarde directement l’un des objets H par la partie non étaméc du petit miroir; enfin on fait tourner l’alidade jusqu’à ce qu’on voie l’antre objet par réflexion en coïncidence avec le premier. Dans le cas des bords du Soleil et de la Lune , il faut que les disques paraissent se superposer ou se toucher extérieurement. En faisant balancer légèrement le sextant autour d’une ligne qui va de l’œil à l’objet direct H, on voit l’objet H se détacher, puis se confondre avec le premier.

Il arrive quelquefois que l’angle est à peu près connu d’avance; alors l’observation se fait en amenant d’abord l’alidade sur la graduation connue qui répond à cet arc ; il ne reste plus qu’à faire prendre à l’alidade quelque petit mouvement, en visant l’objet direct H, pour amener l’autre objet S dans le champ de lt\ lunette ; puis de tourner la vis de rappel pour produire l’exacte coïncidence des deux objets. Mais lorsque la distance angulaire est totalement inconnue , voici comment on opère.

On met l’alidade sur le zéro , et l’on vise l’objet de droite S ,

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