‹ Geoffroy de MalvynChapitre 105 sur 155 · réd. '.prince · texte numérisé non relu

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comme inféodée à la vertu et mérite de ses bons et louables officiers ». Hoc est quod unum est pro laboribus tantis.

Mais je voy le point : c'est que, possible, il n'y aura pas tant de procès céans, si * l'edit est une fois vérifié et par conséquent la Chambre. Voyla ung digne pris pour faire quitter le siège à la vertu et déplacer ung homme d'honeur de son reng et de son debvoir. Non que je ne face estât des honestes emolumentz de ma charge, mais je n'en tournerois pas la main si je ne le dois faire 5, tant s'en faut que j'en deusse faire banqueroute à ma conscience.

Q.ue ceste Chambre soit composée de catholiques de ce Parlement ou d'ung autre, comme il a esté fait d'autrefois 4, on ne nous trouvera point refractaires à la recevoir, joint que presque toutz les procès des prétendus sont desja évoqués, et partant nostre interest, si nous en avions aucun, ne peut plus entrer en ligne de conte 5 , si ce n'est qu'on doibve apeler passion et interest particulier le soing que nous avons de nous maintenir es bonnes et sincères opinions et procurer le bien et descharge de nostre conscience. De ceste sorte, il n'est pas raiso.nable de mescognoistre le tiltre de Thoneur ou du blasme qu'on nous donne ^.

Je dis bien plus que sans la cause de Dieu et de nostre religion, dont

îl s'agit principalement en l'installation de ceste Chambre, qu'elle 7 seroit

nécessaire tant pour avoir la justice près de nous, puis que ce Parlement

Be la peut faire plus au gré de ce temps, et ^ que c'est une grande vexation

de l'aller quérir si loing. On y peut adjouster 9 ; ceste province est

^flanquée et épuisée de toutz moyens et commodités qui se dérivent

ailleurs par les '<> évocations et pourroent estre retenus icy ".

Et si on me peut aprendre que le public n'y a nul interest, qu'il ne s*agit point de la religion catholique ny de l'accroissement de la prétendue I>ar l'érection d'une Chambre my partie, je suis prest de fouler aus pieds ^^st interest particulier qui est vainement imaginé.

Les nautoniers disent que lors qu'ilz sont en pleine mer, ils sentent <1 vielque fois des ventz qui vienent du costé de la terre et les autres qui Gonflent de la part du ciel. Il en y a qui ont posé leurs girouetes pour

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