‹ Geoffroy de MalvynChapitre 129 sur 155 · XXV. — AU CHANCELIER · texte numérisé non relu

XXV. — AU CHANCELIER

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Archives municipales de Bordeaux, ms. Delpit, f** 186 v^-187 r", copie.

Monseigneur,

Je n'eus jamais cest honneur d'estre employé à vostre service ; ore qu'autant que nul autre de vos serviteurs j'en ay désiré les moyens, si est ce que les faveurs que j'ay d'autres fois receu de vous et l'intercession de monsieur de la Mothe Fenelon, dont je me suis voulu ayder pour intervenir envers vous, m'ont fait entreprendre de requérir votre assistance en ce mien affaire.

J'ai resigné, soubz le bon plaisir du Roi, au sieur dePrimet, mon frère, mon office de conseiller, auquel j'ai servi 23 ans avec toute l'intégrité et bon debvoir qu'il m'a esté possible ^, J'en sors plus vieus et plus maladif, mais non plus riche que lors que je y entray. Il m'est deu de mes gages douse cens escus et plus. Il en estoit deu à feu mon père, qui estoit un des dignes conseillers de ce royaume, qui avoit servi en ce Parlement 38 ans, huict cent escus. Je vous voudrois bien suplier, Monseigneur, qu'en considération de mes services et de mondit père et de ce qui m'est dheub, que je sois deschargé, à cause de ladite résignation, tant du droit de finance pour icelle que pareillement du marc d'or, et neantmoins que mon entrée, sceance et vois deliberative, rang et place me soit réservée. Je ne fais doute que, s'il vous plait favoriser de vostre autorité ceste miene requeste, qu'elle ne me soit accordée, adjoustant celle cy aus autres obligations que je vous ai. J'en garderai à jamais la mémoire bien vifve pour vouer tout ce qui sera de mon estude et de mon afifection à vostre très humble service et des vostres, et vous suplie très humblement me vouloir excuser si, parmi tant de laborieus services que vous faites à

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