XXVI. AU CHANCELIER BRULART DE SILLERY
(Bordeaux, 5 février 1614.)
Archives municipales de Bordeaux, ms. Delpit, f" 183 v", copie.
A Monsieur le Chancelle.
Monseigneur,
Je vous ai une extrême obligation non seulement de la justice que vous m'avés rendue en l'évocation de mon procès du Parlement de Tholose et du renvoi qu'il vous a pieu en faire en la première chambre des enquestes du Parlement de Paris, mais aussi de la faveur et courtoisie dont vous avés usé envers cellmi qui avoit charge de mon affaire. Vostre Grandeur, Monseigneur, a eu plus de pouvoir de m'obliger que je n'ai de vous remercier. Je reconois bien la debte autant qu'il m'est possible, mais il est mal aisé que mes escritz puissent tesmogner combien je me ressens vostre redevable. Toutesfois j'ose bien dire. Monseigneur, que vous n'aurés jamais serviteur de ma qualité en ce roiaumc qui vous soit plus dediè et plus affectionné que je suis ; et si les effectz de mon service ne peuvent respondre à ma volonté, je garderai tousjours mon affection vive de me dire et d'estre pour jamais,
Monseigneur, Vostre très humble et très obéissant serviteur. De Malvyn, sieur de Cessac.
A Bourdeaux, ce 5 febvrier 16 14.