‹ Geoffroy de MalvynChapitre 132 sur 155 · XXVIII. — AU MARÉCHAL DE BIRON · texte numérisé non relu

XXVIII. — AU MARÉCHAL DE BIRON

(Nérac, 9 juillet 1601.)

Archives municipales de Bordeaux, ms. Delpit, f**' 184 v°-i85 r**, copi^.

Monsieur le Mareschal de Biron,

Monseigneur,

Ayant sceu vostre arrivée à Biron et recognoissant l'honeur que j'ai eu d'avoir esté tousjours serviteur de feu monseigneur le mareschal, vostre père, j'ai bien désiré vous suplier très humblement ne me denier point la continuation du mesme titre. Je vous en fis très humble requeste il y a environ dix huit mois que j'estois en court. Je m'ose prometre que j'en retiendrai l'honeur et que je participerai au bien et faveur de vos bonnes grâces. Je n'espère pas les pouvoir mériter par l'utilité de mes services, ains seulement par le zèle singulier que j'ai eu, Monseigneur, envers vous et les vostres, auquel il ne m'aviendra jamais de faillir, tant que j'aurois conoissance de l'honeur et respect que la France en gênerai vous doit et de cellui que je vous dois particulièrement. Je me fusse donné l'honeur de vous aller baiser très humblement les mains sans la nécessité de ma charge, qui m'astraint en ceste Chambre de Nérac, où je suis contraint de résider pour n'interrompre le cours de la justice, pour le peu de nombre que nous sommes. Cepandant je rechercherai toutes les occasions qui me tomberont en main de vous faire très humble service et tesmogner en tout ce qui sera de mon pouvoir que je ne veus céder à personne d'estre plus que moi. Monseigneur, vostre très humble et très obéissant serviteur.

De Malvyn.

De Nerac, ce 9 jullet 1601.

l82 APPENDICE

Responce à la précédente.

Monsieur de Cessac,

Monsieur,

J'eusse eu un estrême contentement de vous voir en ce lieu, où vous eussiez trouvé le maistre de la maison, qui vous eut receu avec tout honeur, vous çstant une des personnes de ceste province qu'il chérit le plus, et devés fere estât et de mon amitié et de mon humble service, lequel je vous ay voué et promis. Je m'en retourne pour ne manquer à ce qui est du service du Roy et de ses commandemens, car je m'en vois en Suisse ce mois d'aoust renouveler l'aliance. Sur quoi je finirai, vous supliant me conserver vos bonnes grâces, gages de mes affectionnées recommandations, et suis. Monsieur, vostre humble alié à vous faire service.

BiRON.

De Biron, ce 13 juillet 1601.

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