XXXIII. — A
(29 octobre 1595.)
Archives municipales de .Bordeaux, ms. Delpit, f*" 200 v°-202 x", copie.
Monsieur,
J'ai receu trois de voz lettres, la dernière aujourd'hui et les autres puis peu de jours. La première estoit dans le livre du feu sieur de Sponde, dont je vous remercie très humblement. Je me suis esbahy que par icelle vous versés à plaines mains sur moi des nouveaus titres et faveurs de doctrine et suffisance. Je ne sçavois de quel songe il me pou voit estre avenu ut repente poeta prodirem. Je ne me suis point encore aperceu que despuis nostre dernière veue j'en sois devenu plus honeste homme, tiec si me egregitim vicitia dicat, credam ». Vostre tesmognage n'est point populaire et ne me peut estre qu'illustre. Laudari a laudato viro ptdcrum^ disoit Hector dans Naevius *. Mais je sçai bien que vous me considérés plus de l'œil de vostre amitié que de cellui de vostre jugement :
,,,An qui amant ipsi sihi somniafingunt? î
Pour la seconde lettre, que j'ai receue 18 jours après la datte, ne crainiés (sic) point, comme vous dites par vostre dernière, qu'elle m'ajrt esté ennu-