Apulée, Metam., III, $7 (éd. Oudendorp
2. Virgile, £»., VII, 700-701. Le texte exact porte ntodos au lieu de sonos. La copie porte Linguat faute grossière pour longa.
Cela ne sent point le salpêtre ni les veines sulphurées qui sortent de chés moi à gros bouillons, mais plus tôt la vraye liqueur d'Hipocrène et le parler des Muses,
. . .a quo ceu fonte peretmi Vatiim Pieriis rigantur aquis ^
Il n'i a ordre, Monsieur ; il n'est pas permis à tous d'aler à Corinthe, disoit en son vivant le bon M. du Roi * pour se desmeler des lacs de nostre... 3.
Je lerrai ces propos pour vous dire que je frémis de peur tant j'aprehende l'arrivée de mon Jute-Christ, que j'atans d'heure à autre, imprimé à Lyon à mon desceu 4. Je crains fort qu'il se ressentira du sommeil des compagnons, et cepandant la faute sera jettée sur moi. Qu'i ferois-je ? la pierre en est jettée. Vous en estes cause, car vous seul m'avés encouragé de paroistre sur le teatre. Dieu le conduise ! Il s'en va les rênes droites à la teste des ennemis et me lesse résolu d'attendre de pié coi tous les traiîz que l'envie, la médisance et la calomnie pourront descocher contre moi. Quoi qu'ilz sachent faire ni dire,
Impavidum ferient ruinœ 5 .
Tandis que je me tourmente, vous trompés doucement le temps, songeant à clore en repos vostre vie et les moyens que vous tiendrés à soner la retraite à vostre Cessac. Mais je ne sçai pourquoi vous l'aprehendés tant : il semble, à voir vostre lettre, que ce soit quelque saut périlleux. Bon Dieu, que seroit ce s'il vous faloit tout à fait donner du pié au monde ! Je suis de vostre avis qu'il ne faut ni vieillir ni mourir en une charge. Cela ne sent pas son cœur heureus,.mesmementoù il va de la conscience, comme est à nostre. Nous faillons tous, tant que nous sommes, entrans trop jeunes au service de la republique et en sortons trop vielz ; non pas vous. Monsieur, qui aviés à l'entrée une jeunesse chenue et à l'issue en un corps jà sec une ame verte : Extrema tempora nobis impartiredebemus, at ipsœ leges monent qux senem otio reddunt ^, N'est-ce pas ce que Pline nous enseigne ? Or, puisque vous voulés bastir vostre citadele, je passe contract avec vous et m'oblige cors et biens de vous donner un marbre pour mètre sur le plus grand donjon en lettres dorées et digitales : Mea