Bibl. munie, de Bordeaux, ms. 369, 3, fo86vo
4. État des gages et pensions des membres du Parlement pour l'année 1569 {Arch. hist. de h Gir., XXIX, 468-469).
pouvoir central, le jeune conseiller eut à lutter pour la conserver. L'article 27 de Tédit de pacification du 8 août 1570 rétablit dans leurs états les conseillers de la religion réformée qui en avaient été privés par les édits du 25 septembre et de décembre 1568 \ Cette mesure provoqua une protestation de Malvyn, Camain, MaledentetdesCostures, qui craignirent que cette réintégration ne servît de prétexte à la suppression de leurs propres offices. La question se compliquait d'un cas particulier qui rendait la situation du Parlement fort difficile. La majorité catholique eût sans doute volontiers mis obstacle à la rentrée des conseillers réformés. Mais en novembre 1569, le président Joseph de La Chassaigne, les conseillers Gabriel de Gentils, Antoine de Poynet et François de La Roche, se rendant en cour, avaient été faits prisonniers par les huguenots et conduits à Blaye. Pardaillan les avait obligés à payer une rançon de trente mille livres et n'avait consenti à les remettre en liberté que moyennant otages. La Chassaigne et Gentils avaient dû lui remettre leurs enfants qui, depuis lors, étaient détenus à Blaye « en grand détresse ». Lorsque, à la suite de Tédit de pacification, les conseillers de la nouvelle opinion, Arnaud de Guérin \ Jean de Guilloche ^ Bertrand Arnoul ^, Pierre de Sevin \ Bertrand de Makanam ^ et Raymond de Bouchier ^ manifestèrent l'intention de reprendre leurs charges, La Chassaigne et Gentils proposèrent qu'on le leur permît, à condition qu'ils iraient
1 . Voir des copies de ces trois édits aux Arch. dép. de la Gironde, B, 38, fos 39 v»- 41 v», 71 ro-vo, 193 yo.