‹ Geoffroy de MalvynChapitre 35 sur 155 · Bibl. munie, de Bordeaux, ms. 369, 5, p · texte numérisé non relu

Bibl. munie, de Bordeaux, ms. 369, 5, p

à Bordeaux, le prince soccupa, entre autres affaires, d'obtenir du Parlement la vérification du don d'une charge de conseiller, que le roi lui avait octroyée et que la cour avait obstinément refusé d'enregistrer, en dépit de cinq jussions. Il pria les conseillers des enquêtes « de l'assister en sa poursuitte ». A l'audience du 12 août, le premier président appela l'affaire. Malvyn, en sa qualité de doyen, avait été chargé du rapport. Après lecture de la cinquième jussion, il a opina fort doctement in utramque partem, mais enfin il se resolust à la vérification ». La majorité se rangea de son avis par vingt-deux voix contre dix-sept. Le prince de Condé fut aussi content de ce succès, dit Cruseau, que s'il avait gagné un duché ou une bataille, et il envoya remercier tous les conseillers '.

L'autorité que lui donnaient son titre de doyen et son humeur conciliante le désignèrent encore pour apaiser un différend, qui survint, en février 161 3, entre deux personnages également irascibles, le cardinal François de Sourdis et le maréchal deRoquelaure. Le cardinal avait fait en 1608 une ordonnance somptuaire interdisant de recevoir dans les églises les femmes qui ne seraient pas voilées. M"^^ de Roquelaure s'étant présentée au couvent des Carmes, pour y assister aux oraisons des quarante heures, dans une toilette: qui ne tenait nul compte de cette ordonnance, elle en fut, sans aucun égard, « ignominieusement » expulsée. Le maréchal vint se plaindre au Parlement qui désigna Malvyn, Montaigne et le procureur général pour demander des explications au cardinal. Le 6 février, François de Sourdis se présenta à l'audience et exposa qu'il avait simplement fait appliquer à M"^^ de Roquelaure une ordonnance générale.

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