Chronique de CruseaUy I
4. Sur le départ de Nérac du président de Nesmond, qui eut lieu le ler octobre, voir la Chronique de Pérès, p. 135. Le 10 novembre, les nouveaux commissaires arrivèrent à Nérac. C'était le président Gentils de Cadillac, et les conseillers
' 11 y reprit son siège à la Grand Chambre. Lorsque, à la suite de l'assassinat de Henri IV, le Parlement décida d'envoyer à "la cour une députation composée du président de Cadillac, "du premier président à la première des enquêtes Guillaume- "facques de Mons, du conseiller Guy de Lestonnac et du procurateur général Guillaume Desaigues, « pour alerrecognoistre Ses 'Magestés ' », ce fut Malvyn qui rédigea la lettre que la compagnie adressa au prince de Condé, gouverneur de Guienne, pour lui annoncer la visite des quatre commissaires *. Un '^n plus tard, le prince vint à Bordeaux pour accommoder le différend survenu entre M. de Roquelaure, lieutenant de roi et M. de Barrault, maire de la ville \ Il arriva en poste le dimanche 29 juillet. Le Parlement députa, pour aller le Saluer en son logis, rue du Chapeau-Rouge, « chez M. Martin l'audiencier », le premier président Dafïis, le président à mortier de Redon de Pransac, les conseillers de Malvyn, de Montaigne, de Massiot, de Camain, d'Arrérac, de Gaufreteau le jeune, de Lancre et Dunoyer, l'avocat général de Mullet et le procureur général Desaigues *. Pendant son séjour
Jacques de Guérin, Jean de Bonneau du Verdus, Etienne de Cruseau, Jean de Métivier, Pierre de Lancre et Pierre de ^AérignsiC (Chronique de Pérès ^ p. 137-138. Cf. Chron. de Cruseau, I, 310). Le marquis de la Force, envoyé par le roi, assista à. l'audience d'ouverture (Bibl. munie, de Bordeaux, jms. 369, 5, p. 402).
1. Le 15 juin, d'après Cruseau (II, 81), le 16 d'après les reg. secr. (ms. 369, 5,
2. Voir une épître en vers latins qu'il adressa aussi, à cette occasion, à Guy de Lestonnac. (Appendice, n» XIV.)
3. Sa venue « estonna force gens». M. de Roquelaure et M. de Barrault étaient en désaccord au sujet de la nomination des jurats. Le prince les fit embrasser le mardi 31 juillet, et le lendemain fit procéder, selon la coutume, à l'élection des )urats. « Les gens de bien et d'honneur en furent fort contens » (Chronique de
CruseaUy II, 144-145). Voir, sur ce séjour, Ravenez, Hist.du cardinal François de Sourdis, pp. 232-233, et sur le voyage du prince en Guienne, Duc d'AuMALE, Histoire des princes de Condé, III, 16-17.