Bibl. munie, de Bordeaux, ms. 369, 6, fo 42 v
4. Bibl. munie, de Bordeaux, ms. 369,6, fos 44-ro, ^j ro . — Louis XIII à Bordeaux, p. 259.
A la suite de laudience du mardi 17 novembre, où le maréchal et le premier président Daffis avaient échangé des paroles très vives, on décida» qu'il seroitbon quelesieurde Malvin, doyen de la cour, et le sieur de Camain, agréables audit sieur de Roquelaure, iroint vers lui pour le prier de vouloir oublier ce qui s'estoit passé entre luy et ledit sieur d'Affis, praisident, qui n'avoit heu volonté de Toffencer, mais de repraesenter le service du Roy » '. Le différend, un instant apaisé par la diplomatie de Malvyn et de Camain, reprit de plus belle par suite de l'intervention violente du cardinal de Sourdis *.
Le roi s'apprêtait alors à regagner Paris. Mais le retour n'était rien moins que sûr : le 27 juillet, le prince de Condé avait pris les armes avec Mayenne, Bouillon et Longueville, dans le dessein d'empêcher les mariages espagnols, et son armée, grossie des huguenots mécontents, se trouvait en Poitou, barrant la route du retour ^ La cour était à la merci d'un coup de main. Le Parlement supplia Louis XIII de rester à Bordeaux. Le 7 décembre, Malvyn opina le premier, et ses collègues se rangèrent tous à son avis. Il fit valoir que le roi n'avait pas de troupes; il évoqua le souvenir de la bataille de Poitiers et insista sur le danger qu'il y avait pour le sou verain à exposer toute la France en exposant sa personne*. Louis XIII et sa mère agréèrent ce prudent conseil et prolongèrent leur séjour à Bordeaux. Le 10 décembre, le roi tint au palais de l'Ombrière un lit de justice. Lorsqu'il descendit de cheval, la cour délégua, pour le saluer, les présidents Daffis et de Pichon « avecq douze conseillers plus