‹ Geoffroy de MalvynChapitre 43 sur 155 · Id, (y · texte numérisé non relu

Id, (y

Francus, au bout de dix ans, aborde au pays des Teutons, qu'il nomme Franconie, et s'y établit. Le poète célèbre cette contrée qui resta toujours indépendante de la domination romaine, et en indique les bornes. Francus la civilise, lui donne des lois et meurt. Un fléau terrible oblige ses descendants à la quitter. Ils vont consulter l'oracle d'Apollon, qui leur ordonne d'aller se fixer en Gaule, où ils fonderont une nation destinée à régner sur le monde. Marcomir, leur chef, les y engage à son tour :

Dardanio socii demissi stipite, tempus Ecce venit, Divum auspicio, que poscimur arvis Gallorum ; antiqua; hic fas régna resurgere Troj«. Francia de Franci dicetur nomine tellus '.

Les Francs passent le Rhin et, en quatre vers, mettent en pièces les armées romaines. Le poète brusquement rend la parole à la France : elle se lamente sur la triste destinée qui veut qu'à peine sortie d'une guerre, elle retombe dans une autre, et rappelle brièvement la conquête de la Gaule par les Romains. Marcomir aff'ranchit le pays de leur joug et meurt. Pharamond est proclamé roi des Francs; il leur donne des lois. Dans une digression imprévue l'auteur, oubliant que c'est la France qui parle, entonne son éloge :

...Quantum vertice surgit Per lentas alnus salices humilesques myricas, Francia tantum alias inter caput extulit oras, Dives equis, divesque viris, asperrima belle, Et studiis fandoque potens, et fingere lingua Quidlibet, aeque feras impellere carminé mentes. Et dulci mulcere sono, atque extundere corde Duritiem... ^

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