‹ Geoffroy de MalvynChapitre 42 sur 155 · Id. (v · texte numérisé non relu

Id. (v

Inferet haec sacros latices, Pindique virentis Umbriferos saltus patrias deducet in oras * .

Puis il leur décrit le lieu où ils fonderont une ville, qui sera maîtresse du monde : c'est Paris, c'est le vaisseau de la Cité allongeant sa proue entre les berges de la Seine :

Sequana qua refugus volucri se proripit Euro Ocyor, arvaque caeruleis flaventia lambit Undis, vocales cursuque elidere ripas Nititur, extenso se porrigit insula rostro :

Faucibus arctatur, medio mox pandere sese Incipit, et fuso paulatim vertice fluctus Longius abstractos scindit, seseque reducens In morem puppis coit, et jam cogit in unum Divisos fluctus perrupti et fluminis alveum \

Telle est la prophétie qu'Apollon a faite à Francus. Les Troyens reprennent la mer. Ils parcourent l'Hellespont, le Pont-Euxin, la Propontide, le Bosphore, passent devant le Tanaïs et le pays des Sarmates, traversent le Palus Méotide, naviguent sur le Phase en Colchide, près des monts Riphée. Ils échappent aux roches Symplégades, laissent derrière eux Paros, Naxos, les Cyclades, franchissent la mer de Carpathos, les Syrtes et arrivent enfin en vue de Carthage. L'énumération géographique est ici interrompue par une invocation de Francus, qui souhaite de voir arriver la fin de ce long voyage. La France, ou plutôt l'auteur paraît aussi pressé d'en finir et, après avoir conduit son héros sur les côtes de Sicile en citant au passage tous les lieux illustrés par la poésie classique, il l'amène en vue de l'Italie, puis tourne court et déclare qu'il lui est impossible de retracer tant d'aventures.

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