‹ Geoffroy de MalvynChapitre 56 sur 155 · Le Ciel favorisoit l'effort de ton armée; i · texte numérisé non relu

Le Ciel favorisoit l'effort de ton armée; i

Un tonerre grondant ta trompeté embouchoit

Et un son effroyable ans oreilles portoit De l'ennemi jà pâle, et un greleus orage D'un venteus tourbillon lui donnoit au visage.

2. Relation succincte de la bataille de Jarnac (Biblioth. Nat., Vc Colbert, vol. 24, fo 193), publiée parM. S.-C. Gigon dans son exceHente étude suTLahatailledeJarnacà la CiWipagne de ij;6(j en Angoumois {Bulletin et Mémoires de la Soc. hist. et archéol. à la Charente, 1895, p. 148). Le combat de Jarnac a inspiré à Ronsard un Oml triomphal pour jouer sur la lyre (éd. Blanchemain, V, 144. — Cf. sur la date de cet

Ce poème ne fut pas le seul essai de Malvyn dans le genre

le la poésie officielle. Lorsque Henri III, en septembre 1574,

î^rriva à Lyon, venant de Pologne, il composa quelques

distiques pour célébrer son retour et saluer l'aurore du

nouveau règne '. C'est sans doute à la même époque qu'il

écrivit une pièce en l'honneur d'un des meilleurs serviteurs du nouveau roi, Guy du Faur de Pibrac ^ Dans sa vieillesse il ne dédaignera pas non plus de rimer des quatrains en l'honneur du maréchal d'Ornano, nouveau maire de Bordeaux \ Mais il garda ses préférences pour le genre funéraire, le tombeau, Yepicedion, l'épitaphe. Sa réputation poétique était déjà établie; du Bartas l'avait consacrée, dès 1574, par un sonnet des plus flatteurs, imprimé à la fin de sa Muse chrestienne :

A G. Mativitiy seigneur de Sessac, conseiller du Roi au Parlement de Bourdeaus,

Docte et disert Mauvin, tant plus je me promène Par le champ spacieus du los du Tout-Puissant : Je le trouve plus grand, plus beau, plus fleurissant, Et l'assidu travail nul travail ne m'amène.

Ce los est une Mer, que la faconde humaine

hymne une note de P. Laumonier dans la Rev. d'hist litt.y 1902, p. 444, n. 2), et deux autres poésies de circonstance : Allégresse de la France pour Vheureuse victoire obtenue entre Coignac et Chasteauneuf le i^ de mars is6p contre les rebelles caluinisteSy par M. Arnaud Sorbin, docteur en théologie et prédicateur du Roy. A Paris, chez Guillaume Chaudière, 1569, in-80 de 8 fF. n. chiff. (voir sur Sorbin, évêque de Nevers, un sonnet que lui dédia Ronsard, éd. Blanchemain, VII, 176), et le Chant trivmphal sur la victoire obtenue par le Roy à Vencontre des rébelles et ennemys de Sa Majesté^ premièrement faict en Françoys et depuis mis en latin par M. Antoine Valet, médecin, à Paris, chez Gervais Mallot, 1 569, in-40 de 8 flF. chiff. (Catalogue Rothschild, I, nos 729, 730).

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