‹ Geoffroy de MalvynChapitre 6 sur 155 · IV AVANT' PROPOS · texte numérisé non relu

IV AVANT' PROPOS

trances, harangues, plaidoyers, vers latins et français, lettres, une tragédie de collège, intitulée Amiens, des énigmes et un Discours des amies et méthode pour bien tirer de Vespée et poignart. Quelquesunes de ces pièces sont des originaux; la plupart sont des copies de plusieurs écritures, de la fin du xvi^ ou du début du xvii^ siècle. Ce volume contient les papiers de Geoffroy de Malvyn, réunis et reliés par quelqu'un de ses descendants au xvii*' siècle. Les nombreux documents qu'il renferme ne peuvent malheureusement être tous utilisés : les plus intéressants au point de vue biographique et littéraire, les lettres et les poésies, sont rarement signés, et le contenu ne permet pas toujours de les dater et d'en reconnaître les auteurs ^ De plus, les copies sont le plus souvent très incorrectes et négligées ; le secrétaire chargé de les faire ignorait le latin et son travail n'a nullement été contrôlé. J'ai dû écarter beaucoup de ces pièces ; en principe, j'ai seulement retenu celles dont il m'a été possible d'identifier les auteurs ou les destinataires et de fixer approximativement la date. Après avoir ainsi réduit le champ de mes recherches, j'ai extrait du manuscrit Delpit trente-cinq pièces inédites, que l'on trouvera à Y Appendice. J'y ai joint une épitaphe de Christophe de Thou, conservée dans le fonds Dupuy à la Bibliothèque Nationale, quelques poésies liminaires imprimées dans des volumes peu connus et le texte, revu et corrigé, de la lettre déjà publiée par Tamizey de Larroque. Dans la notice littéraire qui précède, j'ai analysé et fait connaître par des extraits, outre la Gallia gemens, deux: poèmes français inédits, qui ne m'ont pas paru dignes d'être donnés in extenso. Quant à la notice biographique, je me suis surtout servi, pour la rédiger, des volumes d'enregistrement d'édits royaux que possèdent les Archives départementales de la Gironde, des diverses copies des registres secrets du Parlement conservées à la Bibliothèque municipale de Bordeaux (mss. 367, 368, 369, 3, 4,

I . On y trouve des pièces de vers que Malvyn avait fait copier pour son plaisir, par exemple (fos 108 ro-109 ro), les stances adressées par le cardinal du Perron à Henri IV pour ses étrennes, en 1592, d'après G. Allais, Malherbe et la poésie française à la fin du XVb siècle {1^8^-1606), Paris, 1891, pp. 209-212.

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