AVANT-PROPOS III
gîste d'Hozier a transcrit cette appréciation flatteuse dans une notice de Y Armoriai général, qui donne des renseignements très complets sur la famille de Malvyn '. Les biographes ont reproduit ou résumé cette notice; certains y ont ajouté quelques inductions téméraires. On connaît de Malvyn un poème latin intitulé Gallia gemens. Les bibliographes en ont parlé le plus souvent sans avoir vu le volume, qu'ils ont décrit d'une façon très vague et très inexacte. On a aussi signalé des pièces liminaires de lui éparses dans des volumes imprimés à Bordeaux à la fin du xvi^ siècle. En 1879, Tamizey de Larroque retrouva à la Bibliothèque Nationale, dans le fonds Dupuy, une lettre de Malvyn à l'historien de Thou ; il la publia dans les Anyiales de la Faculté des Lettres de Bordeaux ^. L'année suivante, M. Dezeimeris donna au même recueil la réponse de de Thou et annonça qu'il avait retrouvé le brouillon original de la lettre de Malvyn dans un manuscrit appartenant à un érudit bordelais, Jules Delpit '. Ce manuscrit n'était d'ailleurs pas inconnu. M. Dezeimeris en avait déjà tiré la rédaction primitive de l'épitaphe de Montaigne, une pièce de vers latins adressée à Malvyn par l'avocat Jean de Saint-Martin, et un sonnet de Malvyn à Pierre de Brach ^, Jules Delpit l'a généreusement légué avec ses autres papiers à la ville de Bordeaux; il fait aujourd'hui partie des Archives municipales.
C'est un volume in-4° de 368 feuillets papier, mesurant 270 millimètres sur 200 ; la reliure en parchemin porte des traces d'attaches en cuir. On lit au dos : Poésies^ harangues, lettres, et autres œuvres mêles, Primet et antres. Le f° i contient un brouillon d'une lettre du Parlement de Bordeaux au prince de Condé, de la main de Geoffroy de Malvyn; le f° 2 est blanc. Les f°* 3-6 comprennent la table du volume. Il est formé de pièces très diverses ; remon-
1. La plupart des documents signalés par d'Hozier ont été retrouvés et publiés dans la collection des Archives historiques de la Gironde.