‹ Geoffroy de MalvynChapitre 68 sur 155 · II. — HARANGUE DE BIENVENUE A LA CHAMBRE DE JUSTICE DE GUIENNE · texte numérisé non relu

II. — HARANGUE DE BIENVENUE A LA CHAMBRE DE JUSTICE DE GUIENNE

(29 janvier 1582.)

Archives municipales de Bordeaux, ms. Delpit, f~ 5} r**-55 v*», copie. [Bibliothèque municipale de Bordeaux, ms. 379, Registres de la Chambre de justice de Guienne, I, f"* 5 V-y t" (même texte, mais abrégé). — Bibliothèque Nationale, fonds

Dupuy, 689, f"* 51-5J (idem)].

Harangue par les deppuiés du Parlement aux

commisères envoies en Guiene pour restahlissement

d'une Chambre de justice.

Messieurs, la Cour nous a délégué vers ceste compagnie pour la voir 1 et saluer de sa part et vous tesmogner le singulier plaisir et contantement ; qu'elle a eu de sçavoir la charge et administration que le Roi vous a baillée en ce païs :

... Keque enim tiescimus et urhem ,

Et genns, auditique advertitis œqiiore cursus ' ; j

qu'elle a manifestement declairé à la publication de vostre pouvoir aussi tost publié que veu et au consantement qu'elle a faict de vostre sceance et establissement en ceste ville, ores ores (sic) que le Roi ne lui eut point mandé, et aussi vous remercier de la signification qui lui a esté faictepar messieurs vos députés de vouloir conjoindre vos moiens et autorités avecques elle en l'exercice de la justice. La Cour a une si droicte et sincère intention au bien et service du Roy qu'elle mettra peine de ne vous céder point en ceste bonne volonté, s'il est possible, in qua vinci pêne flagitiosuni putat. Elle a tousjours estimé que les Parlemens de ce roiaume estoent plus séparés de contrée et de province que divisés d'autorités, de functions et dimes d'administrations. Nous sommes tous dressés, imbus et institués presque de mesme forme, couleurs, discipline. Non que nous ignorions que le corps. Messieurs, duquel vous estes extraictz n'ait quelque precellence sur les autres ses semblables, soict pour l'antiquité d'icellui, soit pour les personnes de valeur, lesquelles innumerabiles, tamquam ex equo Trojano, prodierunt ^ de vostre sénat, et qui a abondé en très riches exemples d'intégrité et de suffisance plus que nul autre. Toutes les parties de l'éloquence, disoit up des anciens, sont sacrées et vénérables, mais mesmement celle qui s'employe à la defance

1. Virgile, £«., VII, 195-196. — Hhinsius a rcubli, d'après les mss., cursim. — L* copie du ms. Delpit porte auditis, qui est une faute grossière.

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