‹ Geoffroy de MalvynChapitre 97 sur 155 · i* réd. : ont il · texte numérisé non relu

i* réd. : ont il

Roy d'une bonne partie de leurs forces et de leurs moyens ; ilz ont » aydé i reconquérir Amiens, qui a esté le seul affermissement de ce royaume et l*asseurance de cest Estât. Si c'est par grâce et indulgence du prince, ne s'en randent-ilz pas indignes quand ilz y contrevienent toutz les jours ? Rochelle et crimine ah une, *

Je ne veus point arracher les lambeausde la vieille histoire, en recoudre icy les pièces et en faire ung tissu. Je diray toutesfois cela sommairement, çue jamais on n'a donné liberté à une nouvelle religion dans ung estât qtiece n'ay testée l'anéantissement de celle qui estoit receue. L'empereur Constantin, quand il permit la liberté de la religion chrestienne, abolit par conséquent et peu à peu la* payenne. Les empereurs Constance et Valens 5 Éa-XTorisèrent l'exercice de l'heresie arriane, dont l'Église catholique soustirxt ung grand choc et fut à ung doit près ^ de sa ruine. Au moyen de (]iJi.oy ce bon père qui vivoit pour lors nous a affiché ce placart dans s^s livres : Ingemuii universus or bis se fuisse Arrianum et miraius est 7. Grat:i.âui, qui fut ung bon prince, fit aussi ung edit de liberté ; mais il en source î^ tant de rebellions et d'émotions que les empereurs suyvants furent ntraintz de tourner la pointe de leurs editz imperiaus contre les hérésies, nt nous avons encore les pièces dans noz livres. Aussi disoit bien à 'opos^pape Léon, qui estoit de ce temps 9, en l'epistre qu'il a adressée ad -Mikheriam Augustam : Res htimanœ aliter tutx esse non possunt, nisi qux iivinam confessionem pertinent et regia et sacerdotalis defendai autoritas *o, J^ n'ebaucheray pas ceste matière, qui a esté taillée et façonée par aucuns illustres et sçayans denostre siècle, et ne retrasseray point les pas qu'autres ont imprimé sur la poussière savante de la vénérable antiquité ".Je sçay ^îen qu'aucuns ignorans de l'histoire ou malicieus en ont devisé autreïnent. Il faut qu'ilz obéissent à leur génie.

J*ay dit mainte fois et le dis encore que deus religions également dominantes et de pareille authorité ne se peuvent comporter longtemps en

^^S inesme Estât, qu'il ne s'est jamais fait ne se faira jamais et ne se peut 6i:

- !• réd. : ont il:(^.

- Addition dtpuis Mais qu'ont mérité,,,

- !• réd. : que ce ne soyt esté.

^* Mot barré : religion.

Page 1