‹ Geoffroy Tory, peintre et graveur, premier imprimeur royalChapitre 10 sur 141 · il en parle à chaque page de son Champ fleury · texte numérisé non relu

il en parle à chaque page de son Champ fleury

4. On lit dans \e Champ fleury, fol. 49 verso : « Comme lexposent tresin-

genieusement et elegantement Philipes Beroal et Jean Baptiste le piteable, que

iaz veuz et ouyz lire publiquement, il y a xx ans, en Bonoigne la grâce » Le

Champ fleury a été conçu eji i ^24, mais il ne fut achevé qu'en 1 526, date du privilège de ce livre.

Biographie. 5

fixa son domicile à Paris, qu'il aima toujours depuis comme sa ville natale i^ et où il commença sa carrière littéraire.

Le premier travail que nous connaissions de lui est une édition de Pomponius Mêla, qu'il prépara pour le libraire Jean Petit, et qui fut imprimée chez Gilles de Gourmont, à cause des mots grecs qui y figurent 2.

Ce livre fut dédié par Tory à son compatriote Philibert Babou, alors valet de chambre du roi. L'épître dédicatoire est datée de Paris, le vi3 des nones de décembre 007; mais l'impression du livre ne fut achevée que le 10 janvier .i5o8 (nouveau style) 4,

Plusieurs pièces de ce volume , écrites par Tory, sont signées du mot civis, qu'il avait adopté pour devise. Cette devise patriotique était bien digne d'un descendant de ces Bituriges qui tentèrent vainement de défendre dans Araricum l'autonomie gauloise contre César. En tout cas, il est vraiment curieux de voir, trois siècles avant J. J. Rousseau , un homme justement fier de sa science, qu'il ne devait qu'à lui-même, se parer de ce titre de citoyen, en si grand honneur jadis dans les villes municipales , et particulièrement à Bourges, dont Tory ne manque jamais d'accoler le nom au sien propre : Geofroy Tory de Bourges.

Ce travail d'érudition et la protection de Philibert Babou valurent peut-être à Tory sa nomination au titre de régent, autrement dit professeur, au collège du Plessis, où nous le voyons installé dès l'an iSog. C'est là, en effet, qu'il édita

Page 1