Voyez l'Appendice no i
4 Première Partie.
degré d'instruction qu'il montra depuis , c'est ce qu'il est difficile de dire. Toutefois, il convient de se rappeler que Bourges était alors une ville métropolitaine et universitaire, où se trouvaient plusieurs écoles ecclésiastiques et laïques. On peut penser que, protégé de bonne heure pour son heureux naturel et son intelligence , il fut admis dans les écoles capitulaires , où il apprit les premiers éléments de la grammaire. Nous lui verrons bientôt dédier les prémices de ses travaux intellectuels à un chanoine de l'église métropolitaine de Bourges , qui fut sans doute alors son Mécène.
Une fois initié aux premières connaissances grammaticales, Tory se perfectionna en suivant les cours de l'université, où nous apprenons de lui-même qu'il eut pour professeur un Flamand appelé Guillaume de Ricke, autrement dit le Riche en français et Dlves en latin i, et pour condisciple sous ce maître gantois un certain Herrcrus de Berna, de Saint-Amand , qui écrivit plus tard un panégyrique des comtes de Nevers^.
Tory alla ensuite achever son éducation littéraire en Italie, où il se rendit dans les premières années du seizième siècle. Il s'arrêta particulièrement à Rome, dont il fréquenta surtout le fameux collège appelé la Sapience 3, et à Bologne, où il suivit les cours du célèbre Philippe Béroal4, mort en i5o5.
Tory revint en France un peu avant cet événement, et