FRAN
COYS
(c This fine manuscript, formerly in the possession of Francis the Firstj appcars to hâve been executed by his express command. Prefixed lo the history is a painting of the King seated under a canopy powdered with fleurs de lis, surrounded by his courtiers : his three sons, the Dauphin Francis, Henry, afterwards Henry II, and Charles, duke of Orléans, dressed in rich habits, appear in the foreground. The King seems to direct his attention to a person reading , dressed as an ecclesiastic , probably the translator of the History. A beautiful greyhound on the floor, and a marmoset, sitting on the table, near the King's left hand, are prominent figures in the groupe. In addition to this exquisite illumination, the volume is enriched with numerous large initial letters, painted with peculiar delicacy , representing occurrences described in the book; manners of varions nations and portraits of their early emperors and kings. »
A cette description est jointe une gravure en taille-douce représentant la figure de François I" d'après le manuscrit de Macault. Le roi est peint de face, assis devant une
222 Troisième Partie.
table sur laquelle est un singe près de sa main gauche. Le fond représente une tapisserie chargée de fleurs de lis. Cette gravure, exécutée par M. Behnes, porte la date du !«'■ juillet 1817. Elle diffère de la gravure sur bois qu'on voit dans l'ouvrage imprimé de Macault , non-seulement en ce qu'elle ne comprend pas les différents personnages du dessin original, mais encore dans les détails du costume du roi. J'ai tout lieu de croire que la gravure sur bois est une fidèle reproduction du dessin original, comme le livre lui-même est une reproduction du manuscrit, sauf les autres dessins qui ont été omis, par économie sans doute. L'édition du livre de Macault est un in-4*', composé de 8 feuillets de préambule, 154 feuillets de texte (signât. de A à Q), et 8 feuillets de table. Le prologue de l'auteur commence par un S , auquel pend un écusson (celui de Macault sans doute) portant deux fasces accompagnées de neuf besants, posés 3,3 et 3, et ayant pour devise le mot grec MHKETI (pas du tout). Cette lettre reparaît fol. 148. La première page est ornée d'un cadre en forme de portique, qu'on voit dans les opuscules publiés par Tory en 1 5 3 1 . Dans le bas on lit la date de 1 5 3 5 . Au verso on voit le cadre final du Champ fleury, dans lequel on a dessiné, sur l'exemplaire en vélin de la Bibliothèque impériale, les armes d'Angleterre, et au bas la devise : DIEV EST (sic) MON DROICT. (Voyez le § suivant, à la date de i535.)
(( Pauli Jovii Novocomensis vitœ duodecim vicecomitum Mediolani principum. »
Manuscrit in-folio, de iSy feuillets. Bibl. impériale, ancien fonds, n" 5887.
Iconographie. 225
Ce manuscrit est orné de dix portraits de vicomtes de Milan, peints d'après des originaux, dont Paul Jove indique le lieu de dépôt :
1° Otho archiepiscopus. 6° Joannes archiepiscopus.
2° Matthaeus magnus. 7° Galeacius secundus.
30 Galeacius prinius. 8° Barnabas.
40 Actius, 90 Jo. Galeacius primus.
50 Luchinus. 10° Philippus.
L'épître dédicatoire de ce livre, qui avait d'abord été destinée au troisième fils de François I*^"", Charles de Valois, comme nous l'apprend l'auteur, fut adressée à Henri, dauphin, depuis Henri II, qui hérita successivement des droits de son frère aîné, mort en 1 536, et de son frère cadet, mort en 1545. Elle est datée de Rome, le 4 des calendes d'avril (29 mars) 1547.
11 n'est pas certain que Tory ait travaillé à ce manuscrit] mais je le cite à cause des gravures des portraits, qui parurent dans l'édition qui en fut faite en 1549. (Voyez plus loin le § 2, à la date de 1 549.)
« Recueil des Rois de France , leurs couronne et maison, etc.», par Jean du Tillet, greffier en chef du Parlement de Paris. Gros manuscrit in-folio sur vélin, conservé à la Bibliothèque impériale, n° 8410 B, réserve. C'est l'original remis à Charles IX, auquel il est dédié. Il est relié en maroquin rouge, aux armes de ce prince i.
I. Voyez ce qui est dit de ce livre dans l'Essai historique sur la Bibliothèque du Roi, par Le Prince, édit. de 1856, pag. 28 et 47.