L'avis au lecteur est de lui
Iconographie. 529
1 50 Charles le Simple, p. 53. 30° Charles le Bel (signé), p. 137.
16° R(îOi(/ (signé, p. 54. 31° Philippe de Valois, p. 138.
17° Louis d'Outre Mer, p. 56. 32° Jean, p. 140.
18° Lothaire (signé), p. 58. 33° Charles V, p. 157.
190 Philippe /'^r, P- 75. 34° Charles F/, p. 160.
20° Louis le Gros, p. 76. 35° Louis XI, p. 164.
2 1" Louis le Jeune, p. 92. 36° C/i^r/« K/// (signé), p. 165.
22° PhiHppc-Auguste{s\gné),p.<-)^. 570 Louis XII (signé), p. 166.
23" Louis, pire de saint Louis (si- (Modifié.)
gné), p. 101. 380 François h' (signé), p. 167. 240 Charles II, p. 109. — {Addi- (Mod fié.)
tion.) 39° Henri II et Catherine de Mê- 250 Saint Louis, p. i 12. dicis, p. 168. — {Addition.)
26° Philippe III [s]°né), p. 121. 4^0° François II, p. \6<). — [Addi-
— [Addition.) tion.)
270 Philippe le Bel {s]gné), p. 133. 41° Châties IX, p. i6ç). —{Addi- 28° Louis le Hutin, p. 134. tion.)
29° Philippe le Long, p. 136.
Il y a outre cela beaucoup d'écus et de sceaux gravés dans ce volume.
En somme, on voit qu'il y a eu dix portraits ajoutés à ceux donnés par le manuscrit. Pour les autres princes cités dans l'ouvrage , mais dont on n'a pu donner la figure, on a imprimé un cadre vide. Naturellement, aucun des portraits ajoutés par l'éditeur au livre de du Tillet n'est marqué de la croix de Lorraine, et sur les trente et un autres, il n'y en a même que quinze où elle se trouve.
Ces bois reparurent depuis dans un grand nombre d'éditions du livre de du Tillet (in-fol. et in-4°). Je citerai particulièrement celles de i586, i 587, 1602, 1607, 1608.
m. « La conférence accordée entre les prédicateurs catholiques de l'ordre des capucins et les ministres de Ge-
j^o Troisième Partie.
neve. » In-8°, iSgS. Paris, Denis Binet, près la porte S. Michel.
IV. « Les Thèses qui ont esté affigées dans la ville de Genève. » Mêmes indications que ci-dessus.
Sur le titre de ces deux livres, qui sont à la Bibliothèque impériale, on voit une gravure en bois signée de la croix de Lorraine, et représentant une croix avec la couronne d'épines, et dans un cadre de la grandeur d'une pièce de 5 fr. La gravure de cette pièce est sans doute bien antérieure à 1598.
V. Illustration de l'ancienne imprimerie troyenne. In-4°, i85o et 1859, Troves. Le premier fascicule de ce livre, formé d'une collection de vieux bois recueillis par M. Varloi dans les imprimeries de Troves, en renferme deux signés de la croix de Lorraine. Ce sont les n°^ 5o et 188.
Le premier représente le Couronnement de la Vierge; on peut lui adjoindre une pièce du même faire représentant la Visitation , qui se trouve dans le même recueil , sous le n" 5 1 , et le n° 3 {la Vierge tenant l'enfant Jésus) du fascicule publié en 1859.
Ces bois, qui sont de format petit in-folio, faisaient sans doute partie d'une série de gravures relatives à la Vierge et destinées à des Heures.
MM. Alexis Socard et Alexandre Assier, dans leur ouvrage intitulé : Livres liturgiques du diocèse de Troyes (in-8", i863), donnent aussi (p. 79) un vieux bois troyen petit in-folio, signé de la double croix, et représentant la descente du Saint-Esprit sur la Vierge et les apôtres. Elle a i35 millimètres de hauteur sur 60 de largeur.
Len" 188 du premier fascicule de M. Varlot,quia seulement un pouce de haut sur deux de large, représente
Iconographie. ^}\
une moisson. 11 faisait sans doute aussi partie d'une série de gravures relatives aux douze mois de l'année. MM. Socard et Assier l'ont vu dans un livre d'Heures imprimé à Troyes en i583, par Jean du Ruau, qui paraît avoir hérité d'une partie des bois de Jean Le Coy, imprimeur dans la même ville.
On trouve encore dans le recueil de M. 'Varlot deux bois marqués des lettres G. T., qui peuvent avoir été la marque primitive de Geofroy Tory avant qu'il eût adopté un signe particulier. Ces bois sont le n" 84, gravé dans le genre criblé, et le n° i3i, dans le genre Renaissance. Voyez ce que j'ai dit à ce sujet p. 228.
Vu l'état d'usure de ces bois, il est impossible de dire si ce sont des originaux ou des copies. Il n'est pas impossible cependant qu'ils aient été exécutés par Tory pour l'imprimeur Nicole Paris, ou plutôt pour Jean Le Coq, dont il grava aussi la marque. (Voyez ci-devant p. 255. et ci-après ?, 3, le mot Le Coq.)
VI. Ce n'est pas seulement à Paris et à Troyes que nous trouvons des bois à la croix de Lorraine; nous en trouvons à Orléans, à Chartres, à Poitiers et à Lyon même, quoique cette ville eût une école de gravure très-florissante, témoin les figures de la Bible d'après Holbein ' , publiées par Jean Frellon (in-8°, 1547), et celles de Salomon Bernard, publiées par les de Tournes, dès l'année i553. Mais les travaux exécutés par Tory pour Simon de Colines, Robert Estienne, etc., avaient tellement répandu son nom, qu'il n'était pas un imprimeur de goût en France qui ne tînt à honneur d'avoir quelque œuvre de notre artiste. A ce titre,
I. Ces gravures sont, comme on le sait aujourd'hui, de Luczelburger, de Bâle, le graveur ordinaire d'Holbein.
JJ2 Troisième Partie.
Jean de Tournes, premier du nom, l'un des plus célèbres imprimeurs de Lyon, sans contredit, fit exécuter par Tory, ou pour sa veuve, des cadres et des sujets en assez grand nombre; malheureusemen' nous n'en trouvons que fort peu de signés, soit qu'on ait enlevé plus tard sur les autres la marque de Tory, soit qu'il ne l'y ait pas mise, pour se conformer au désir de Jean de Tournes, car alors les imprimeurs tenaient fort à s'approprier les gravures qu'ils faisaient faire, particulièrement à Lyon, où on ne connaît nominalement comme graveur que Salomon Bernard; encore convient-il défaire remarquer que cet artiste, qui n'a rien signé, n'est connu que pour la mention qu'ont faite de lui plus tard les imprimeurs, dans l'intérêt même de leurs publications.
Quoi qu'il en soit, je vais donner l'indication des pièces signées de la croix de Lorraine que j'ai vues dans les livres publiés par les de Tournes, c'est-à-dire Jean I^"" et Jean II, son fils, car il m'est impossible, vu l'absence de tout catalogue, de dire la part qui revient à chacun d'eux. A bien prendre même, je n'aurais à parler que du second, s'il n'avait dit lui-même qu'il utilisait les bois de son père. Et, en effet, quoique nous ne connaissions de ce dernier que son édition de Pétrarque de i545 (réimprimée en 1547), et son livre de Chiromancie et de Physiognomonie, également de 1545, in-8°, qui renferment des gravures, tout semble démontrer que celles marquées de la croix de Lorraine ont été faites pour Jean I^^ mort vers i55o.
Le premier livre que je citerai est un volume in-8°, sans titre, que décrit ainsi M. Didot dans son Essai sur la Gravure, col. 235 : « Plaquette sans titre, imprimée d'un seul côté, portant à la page i'^ : « A Lion, lan de " Tournes, i55i. » Le cadre, composé d'arabesques
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blanches sur fond noir, porte au bas la croix de Lorraine. Vingt-deux de ces gravures représentent des scènes du théâtre antique; la neuvième porte la croix de Lorraine. »
Ce livret fut réimprimé en i556, comme on p2Ut le voir plus loin (p. 335).
Le second livre que je citerai est un volume in-8", sans date, intitulé: Thésaurus aniicorum, qui se trouve à la Bibliothèque impériale (8°, P. 447, réserve). Il renferme trois séries de cadres : 1° cadres à arabesques en noir sur fond blanc (l'un d'eux est marqué de la croix de Lorraine , très-petite); 2° cadres à arabesques blanches sur fond noir (l'un d'eux est également marqué d'une petite croix blanche', ; 3° cadres à sujets grotesques, licencieux et autres. Ces derniers , dont aucun n'est signé , représentent des figures analogues à celles qu'on voit paraître dans les Songes drolatiques attribués à Rabelais, et semblent en être les types.
Dans la première partie du livre, les cadres, au nombre de trente-deux en tout, sont vides '; dans la seconde partie, ils sont accompagnés de médaillons de personnages célèbres de l'antiquité, avec des devises en toute sorte de langues. Ces portraits sont au nombre de quatre-vingtseize. Ils reparaissent , ainsi que beaucoup d'autres, dans un livre imprimé en i55g, sous le titre de Insignium aliquot virorum icônes^ in-8'' (Eibl. imp., P. 446). Dans la dédicace à G. Tuffano, gymnasiarchtz iSemausensi , Jean de Tournes, deuxième du nom, imprimeur de ce livre, nous apprend qu'il l'a entrepris pour utiliser les bois laissés par son père : « Cum pater jamdudum haberet hasce icônes inutiles, ne omnino périrent, hcec pauca, quae huic opusculo
I. Ces pages étaient destinées à servir d'album. J'en ai vu un exemplaire bien précieux chez M. Potier, libraire, qui l'a acheté à M. Gaullieur, lequel l'a décrit
insunt, ex variis auctoribus accumulavi... » Ici les médaillons sont au nombre de cent quarante-trois; aucun n'est signé , mais ils sont tout à fait dans le goût de Tory.
Ces mêmes médaillons, ainsi que les cadres du Thésaurus amicorum, ont été employés dans une foule d'autres publications qui ne nous sont connues que par des pièces détachées. Je citerai particulièrement huit feuillets conservés au Cabinet des estampes', imprimés d'un seul côté, et où on voit les cadres avec un portrait à chaque page; puis quatre autres feuillets sans cadres, oti on voit deux portraits imprimés l'un à côté de l'autre ^.
Quant aux cadres, ils figurent encore : i°dans l'édition des Psaumes de Marot publiée par Jean de Tournes en 1 5 5/, in 8°, et 2°, avec moins d'inconvenance, sur les diverses éditions, tant françaises qu'italiennes, des Métamorphoses d'Ovide, données par le même imprimeur.
dans ses Études sur l'imprimerie de Genève , p. 207. Cet exemplaire, qui a été arrangé par le libra re Durand, émigré à Genève pour cause de religion, est sans titre et ne renferme que des pages vides, c'est-à-dire n'ayant que des cadres, dans lesquels les amis de Durand, les personnages les plus célèbres de la Réforme , de Bèze, Goulard, etc., ont inscrit quelque sentence. Dans des pièces de vers qui précèdent, et qui sont admirablement exécutées, sur peau de vélin, Durand nous apprend qu'il a écrit cela en i jS}, sans lunettes, malgré son grand âge, et ayant « la goûte aux doigts. »
1. Ces pièces proviennent peut-être d'un recueil cité par M. Brunet [Manuel , t. IV, col. 850) sous le titre de Pourtraietz divers, Lyon, Jean de Tournes, i $57, petit in 8", comme contenant soixante trois planches, y compris le titre. M. Brunet donne ensuite une description de ce recueil qui ne peut pas lui convenir. « Ces planches représentent des fabriques, des animaux, des scènes diverses , des sujets mythologiques et des desseins d'architecture. » Cette description se rapporte évidemment au livre de 1 5S6 mentionné à la page suivante.
2. Ces portraits et beaucoup d'autres bois des de Tournes, conservés encore aujourd'hui dans l'imprimerie Fick, de Genève, viennent de reparaître dans une somptueuse publication intitulée Anciens bois de l'imprimerie Fick, in-fol., 1864, Genève. On y trouve beaucoup de gravures du Petit Bernard.
Jean de Tournes publia en outre, eni556, un petit volume de spécimens de ses bois, in- 8°, imprniié d'un seul côté. Ce volume, bien connu des amateurs, et qui se trouve au Cabinet des estampes, porte pour toute inscription à la première page : « A Lion, lan de Tournes. M.D.LVI ■ . » Cette page est ornée d'un cadre en arabesques blanches sur fond noir où la croix de Lorraine est parfaitement visible, dans le bas; puis viennent vingtdeux gravures représentant des scènes de théâtre antique. La neuvième porte la croix de Lorraine. Au milieu de cette série, au feuillet 2 1 , se trouve une pièce qui n'en fait pas partie : elle représente un chien sur un coussin 2. A la suite viennent diverses gravures qu'on retrouve dans la Saulsaye de Maurice de Sève (Lyon, 1547, in-8°), dans les Métamorphoses d'Ovide et dans les Hymnes du Temps, de Guillaume Gueroult , imprimées postérieurement; puis onze planches portant deux tigures se faisant face, provenant d'un ouvrage de chiromancie et de physiognomonie,deIndagine (Lyon, 1549, in-8°), cinq gravures de l'édition de Pétrarque donnée par Jean h' en i5-\.5, et neuf petits sujets divers 3. Le Cabinet des estampes possède encore un feuillet d'un spécimen in-folio des bois des de Tournes, oïl on retrouve les planches du Pétrarque, On n'y voit pas cependant le lac d'Amour, qui est au folio 5, et tout à fait dans le goût des sept épitaphes publiées par Tory en i 53o. (Voy. p. 261.)
1. J'ai cité précédemment 'p. ;j 3 2], d'après M. Didot, une édition de ce livre sous la date de 1551; mais je doute de son existence.
2 . Les vingt- quatre premières pages de ce recueil sont jointes aune édition des Quadrins historiques de Claude Paradin, publiée par Jean de Tournes en 1558.
3. Ce livre fut réimprimé en 1557, avec le titre : Pourtraictz divers. Voyez cidevant, p. 334, note I.
]]6 Troisième Partie.
Je ne citerai pas ici les autres livres à gravures publiés par Jean II de Tournes, d'une date postérieure, parce que rien ne m'autorise à les attribuer à l'atelier de Tory; mais on peut conclure de ce que jai dit précédemment que beaucoup de gravures des imprimeurs de Lyon,attrib:.ées jusqu'ici à Salomon Bernard, dit le Petit Bernard, sortent de l'atelier de Tory. Il serait, en effet, à désirer qu'on déchargeât le Petit Bernard de cette masse énorme de gravures qu'on lui attribue faute de renseignements, mais qui rend douteuse l'attribution de celles qui lui appartiennent le plus certainement '.
1. Ainsi l'auteur anonyme d'un livre intitulé : Notice sur les Graveurs, imprimé à Besançon en 1807 (2 vol. in-8) , attribue à Salomon Bernard, dont il place l'exercice entre les années 1 5 50 et 1 580 (t. I, p. 63 ', les gravures des Triomphes de Pétrarque, qui figurent déjà dans une édition de i J45, et une Résurrection des morts , datée de 1 547 (t. 1 , p. 64 , ce qui est en contradiction avec les dates inscrites plus haut; il lui attribue encore (t. I, p. 6<,) les scènes théâtrales que nous avons justement données à Tory, dont la croix paraît sur l'une de ces planches; enfin il lui attribue l'histoire de Psyché, en 32 figures in- 12 , et les médailles de l'Epitome des antiquités de Jacques Strada Lyon , 1 5 5 3 ) , ce qui est fort contestable. Mais ce qui ne l'est pas, ce sont les pièces suivantes, qui appartiennent certainement à Salomon Bernard :
i" Les figures de la Bible, au nombre de 251, réimprimées fort souvent à partir de 15 53- Dans une édition de 1680, imprimée par Samuel de Tournes, à Genève, oii Jean II s"était retiré vers 1 jSo, pour cause de religion, on lit ce qui suit : «Les figures que nous te donnons ici sortent de la main d'un excellent ouvrier, connu en son temps sous le nom de Salomon Bernard , dit le Petit Bernard , et ont toujours esté fort estimées de ceux qui se connoissent en ceste sorte d'ouvrage. »
2' Les Devises héroïques àt Claude Paradin, renfermant 184 gravures, plus un cadre au frontispice. Grand in-8', Jean de Tournes, Ijj7 (Bibl. imp. Z. 1592 a). Le privilège qui se trouve à la fin du volume fait connaître plusieurs autres ouvrages que se proposait alors de publier Jean II, et particulièrement les deux suivants, qui parurent la même année.
3" Les Métamorphoses d'Ovide, hi-S , 1517. — 178 figures.
4» L'Astronomique Discours , par Jacques Bassentin. In-fol. , 1J57, avec un grand nombre de planches astronomiques.
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Notre liste ne fait connaître que des gravures sur bois; mais je ne doute pas que Tory n'ait aussi gravé sur métal, non pas seulement des poinçons de caractères, ce qui est tout naturel de la part du maître de Garamond; mais même des planches. Maintenant que l'éveil va être donné aux amateurs, je ne serais pas supris qu'on en découvrît quelqu'une marquée de sa croix i. Pour aider à cette découverte, je donnerai ici l'appréciation qui a été faite du dessin de Tory par M, Renouvier, si compétent dans cette matière :
« Les planches du Champ fleury, dont la première est datée de i526, ont un arrière-goût italien qui se révèle par la correction des figures et par leur costume; mais la mignardise de l'expression, la finesse du trait, les distinguent nettement des vignettes de Venise. Les vignettes des Heures, publiées de 1 5 24 à 1 543 , variées dans la taille, toujours fines et à peine ombrées, témoignent d'un goût que gagne quelquefois le parmigianisme; mais elles méritent par la gentillesse de leur exécution les éloges accordés par Dibdin. Si les figures sont un peu tourmentées dans leurs gestes et leurs draperies, ou défectueuses dans quelques extrémités, l'esprit des têtes, l'arrangement des scènes, auprès de jolis
jo Hymnes du temps, par Guillaume Gueroult, i j6o. In-40 de 88 pages, avec encadrements et sujets. On lit dans l'avis au lecteur : « J'espère que tu y prendras quelque délectation , pour estre le tout sorti de bonne main ; car l'invention [des gravures] est de M. Bernard Salomon, peintre autant excellent qu'il y en ait jamais eu en nostre hemysphere. »
60 Enéide de Virgile, trad. française, in-40, 1560, ornée de 12 vignettes.
70 Un livre de Thermes en dix-huit ordres, imprimé à Lyon, en 1572, chez Jean Marcorelle. — Au dixième tlierme on voit un génie qui grave sur un écusson la lettre S , initiale du prénom de Bernard.
On attribue encore à cet artiste un grand nombre de vignettes et de lettres grises employées par les imprimeurs de Lyon.
I. Voir ce que j'ai dit à l'article des Annotationes dt Baïf, p. 269.
338 Troisième Partie,
motifs d'architecture, ou dans des fonds bien rapetisses, montrent que nos graveurs de vignettes n'ont rien perdu de leur talent en passant des lettres gothiques aux lettres italiques; et, malgré leur nom, il est certain que l'Italie n'en produisit pas de pareilles. La naïveté y a dépouillé toute goguenarderie gothique; leur expression est dans le sentiment français le plus délicat du temps... '. »
« Je crois retrouver le style de Geofroy Tory dans le Tableau de Cebès, publié par Denis Janotet Gilles Corrozet, en 1543, dont les vignettes sont souvent attribuées à Jean Cousin... Quant au dessin de Tory, je le reconnaîtrais, à travers plusieurs tailles de bois, à ses têtes fines, ses formes effilées, ses extrémités fourchues, sans parler des lettres fleuries et des encadrements, où les grotesques italiens se mêlent aux végétations naturelles, et où il a souvent gravé son nom, son vase et ses devises. Il y a sans doute dans les vignettes de Tory des qualités plus subtiles que grandes, mais ce sont les nôtres. »