‹ Geoffroy Tory, peintre et graveur, premier imprimeur royalChapitre 122 sur 141 · Silvestre, n · texte numérisé non relu

Silvestre, n

2. Eloi Gibier se servait précédemment d'une marque analogue, sur laquelle on lisait la devise suivante : « In sudore vultus tui vesceris pane tuo. » Voyez les Marques de M. Silvestre, n" J44.

3. Il l'employa particulièrement à la fin des Coutumes générales d'Oûéans, 1 570, in- 80.

Iconographie. :54i

columbx. » J'ai vu cette gravure sur une édition in-4° du Petit Jehan de Saintré, publiée par Jean Bonfons en i553, en caractères gothiques.

BuoN (Gabriel.) Voyez Porte (Maurice de la).

Calvarin (Simon), imprimeur-libraire à Paris de i553 à iSpS. — Deux marques représentant une femme assise, entourée des attributs des sciences et des arts, et tenant dans une de ses mains une palme ornée de trois couronnes. J'ai vu l'une de ces marques, la plus grande, sur une édition du livre de Rodolphe Agricola, intitulé : De Inventione dialectka libri très (in-4°, i558), sur le titre duquel on lit : « Parisiis, ex officinaSimonis Calvarini, in vico Belovaco, ad Virtutis insigne. » (Bibl. imp., X. 212 1. A.) La plus petite paraît à la fin d'un livre intitulé : «Conservation de santé et prolongation de vie, etc., composé premièrement par noble homme H. (Hieronime) Monteux , conseiller et médecin ordinaire du roi François II, et nouvellement traduit en nostre langue françoise par maistre Claude de Valgelas, docteur médecin, etc. Paris, chez Simon Calvarin, rue Saint-Jacques, à la Rose blanche couronnée. 1572. » C'est un in-i6 qui se trouve à la Bibl. imp., T. 2610- 1. Ce Simon était sans doute fils de Prigent Calvarin, imprimeur à Paris de i 524 à i 582, et dont la marque est bien différente. (Voy. Manuel, t. Il, col. 162g, etMarquestyp., no iSy.) Elle représente deux personnages tenant un écu suspendu à une vigne, et autour les mots : Deum lime. Pauperes sustine. Finem respice. Prigent Calvarin. Simon, en s'établissant du vivant de son père, avait dû prendre une autre marque.

Chaudière (Regnault), libraire à Paris de i5i6 à 1546,

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succéda cette année, comme imprimeur, à Simon de Colines, dont il utilisa les marques au Temps. Il en fit graver une nouvelle dans l'atelier de Tory, avec la même figure, mais avec une devise un peu différente; elle porte : Virîus sola aciem retundit istam. Cette marque paraît sur l'édition des comédies de Térence imprimée en I 546. Voyez Colines (Simon de).

Colines (Simon de), imprimeur-libraire à Paris de i520 à 1546. Quatre marques au moins. Voyez les deux que j'ai décrites déjà dans le § précédent, sous la date de i 520i52i, comme faisant partie de frontispices, et les n°* 80 et 329 de la collection des Marques typographiques de M. Silvestre. Ces deux dernières passèrent ensuite à Regnault Chaudière, libraire à Paris dès i 5i6. Chaudière avait épousé une fille que Simon de Colines avait eue delà veuve de Henri Estienne, et il hérita à ce titre de l'imprimerie et de la librairie de son beau-père. Il imprima lui-même sous le nom latin de Calderius, de I 546 à I 547, une édition des comédies de Térence ', à la fin de laquelle on voit paraître le n° 829 de M. Silvestre, qui (comme le n° 80) représente le Temps armé d'une faux, avec cette devise dans une banderole : Hanc aciem sola retundit virtus. Chaudière, qui avait une autre marque auparavant (voyez Silvestre, n" 96), conserva depuis celle du Temps, et la transmit à ses descendants (voyez Silvestre, n°*286 et 287). En 1548, il publia un catalogue in-8° dans lequel furent compris ses livres et ceux de Simon de Colines, « tum ab Simone Colinaei , tum ab Calderio excusi. » (Voyez Maittaire, Annales typ., t. III, partie i^, p. 147.) Voici, je crois, dans quel

I. Cette édition, fort précieuse, est précédée d'une dissertation sur les accents latins (Bibl. imp., 4», Y, 662 A).

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ordre furent gravées les diverses marques de Simon de Colines par Tory : d'abord, en i 520, celle aux lapins ou conils, qu'on dit adoptée par Colines comme un jeu de mot faisant allusion à son nom, ce qui me semble d'autant moins probable que ces lapins servaient déjà d'enseigne à la boutique d'Henri Estienne, premier du nom, en i5o2 '. Quoiqu'il en soit, Colines paraît avoir gardé cette marque pendant tout le temps qu'il resta dans la maison d'Henri Estienne. Lorsqu'il céda cette demeure, en 1 52 5, à Robert Estienne, qui s'établit à son tour dans la maison paternelle, Colines descendit un peu plus bas dans la rue de Beauvais, et prit pour enseigne le Soleil d'or, qui paraît sur la seconde marque; enfin, en i528, il prit pour enseigne le Temps, qui fut adopté par son gendre Regnault Chaudière. Voyez ce nom.

CoRROZET (Gilles), libraire à Paris de i538 à i568. — Une marque, représentant, par allusion au nom du propriétaire, une rose sur un cœur (cor en latin), et au bas les mots Gilles Corrozet. VoyezSi\yestre,n° 145. Cette marque, que j'ai vue figurer sur un livre de 15392, fut sans doute la première qu'ait eue ce libraire. Elle passa aux héritiers de Gilles, et son petit-fils Jean s'en servait encore un siècle après sur le Trésor des histoires de France , ouvrage d'un autre Gilles Corrozet, qu'il réimprima plusieurs fois, de 1622 à 1644. Jean avait simplement retranché sur cette marque le prénom de son grand-père , sans se préoccuper de l'irrégularité que ce retranche-

1 . Voyez la souscription du premier livre publié par lui en société avec Volfgang Hopyl , sous le titre : Artificialis introductio Jacobi Fabri Stapulensis ,ttc. In-fol., I Ç02. Ce livre est à la Bibliothèque Sainte-Geneviève (V. 84. 2).

2. Lottin ne le fait commencer qu'en 1555. Voyez son Catalogue, t. II, p. 30.

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ment occasionnait sur la gravure. Ainsi voilà une gravure qui servit plus de cent ans : c'est un curieux exemple de la durée des bois.

CoTEREAU ou CoTTEREAU (Richard), libraire à Chartres, — (Philippe), libraire à Blois. — Voyez Tory.

David (Mathieu), imprimeur-libraire à Paris de i554 à i566. — Tro/i marques. Voy. Silvestre, n^^ 227, 394 et 759 '. Elles représentent un guerrier portant sur ses épaules une femme qui lui applique une épée à la gorge. Sur l'une de ces marques on lit , d'un côté, odiosa , de l'autre, veritas. Ces devises sont inscrites sur le cadre.

DupuY (J.), imprimeur à Paris en 1549. Voyez l'article Fezandat.

EsTiENNE (Robert), imprimeur-libraire à Paris de i526 à i55o. — Six marques au moins, représentant l'O/m'fr de différentes manières. Voyez-en quelques-unes dans l'ouvrage de M. Silvestre, n°^ 162, 3 18^ et 319; joignez-y la grande marque in-folio qui se trouve sur la Bible de i 528, et sur celle de i 540 , décrite précédemment; une petite marque qui paraît sur le Virgile in-i6 de 1549, et enfin une marque semblable au n° i63 de Silvestre, mais où le personnage est chauve, et qui paraît dans Caroli Stephani de Nutrimentis, etc. In-8°, Paris, i55o, Robert Estienne (Bibl. imp., T. 3o39). La plupart de ces marques furent sans doute gravées pour le début de Robert Estienne dans la carrière typographi-

1. L'une de ces marques paraît sur un livre de i (49, qui est à la Bibl. imp. , in-80, Z, 716 (Ravisius Textor, EpistoU a menais repurgata).

2. J'ai reproduit cette marque sur le titre de mon livre intitulé : Les Estienne tt Us types grecs de François /«"" (in-S", 1856).

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que, c'est-à-dire aux environs de i526; il les emporta avec lui à Genève en i55o, et son fils Henri II s'en servit à son tour après la mort de son père, arrivée en 1559. C'est sans doute la veuve Tory qui a gravé la marque, de différentes dimensions, qui paraît, à partir de 1544, sur les ouvrages grecs imprimés avec les types royaux et représentant une basilique enroulée autour d'une lance.

EsTiENNE (Charles), imprimeur-libraire à Paris dei55i à I 56i . — Trois marques au moins. En embrassant la carrière typographique, Charles adopta VOlivier de son frère, c'est-à-dire qu'il fit tout simplement copier les marques de Robert, dont il venait continuer l'œuvre. J'ai vu la première de ces marques, semblable au n° i63 de Silvestre, sur une édition des épîtres familières de P. Bunel, in-8°, imprimée par Charles en i55i ; la seconde paraît sur une édition de Cicéron en 4 vol. in- fol., publiée par le même imprimeur de i55i à i5 55 '; et la troisième, semblable au n° 162 de Silvestre, sur le Petit Dictionnaire français-latin, in-4", publié par Charles en 1559. Il est probable que Robert II s'est servi de ces mêmes marques après la retraite de son oncle en i 56i.

Fezandat (Michel), imprimeur-libraire à Paris de 1541 à i553. — Une marque. Voyez Silvestre, n° 428. Cette marque, qui, par allusion au nom de son propriétaire, représente un faisan sur un dauphin, avec les lettres M et F placées, la première à gauche, la seconde à droite du faisan, était déjà employée sans ces initiales en 1549, comme on le voit sur le titre du Temple de chasteté, imprimé cette année par Fezandat, dans le format in-8"

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