‹ Geoffroy Tory, peintre et graveur, premier imprimeur royalChapitre 29 sur 141 · Champ fleury, fol. 52 ro · texte numérisé non relu

Champ fleury, fol. 52 ro

Biographie. 51

français : « le dis et allègue ces choses icy afin que sil avenoit quon deust escripre en lettre attique telz mètres ou le S se doibvroit evanoyr, on les porroit escripre honnestement et scientement sans y mettre ladicte lettre..., et escripre ung point crochu au-dessus du lieu ou elle debvroit estre 1 . »

Dans un autre endroit il fait sentir le besoin de la cédille, qu'on voit paraître dans les manuscrits français dès le treizième siècle, mais que la typographie n'avait pas encore adoptée : « C devant O, » dit-il, « en pronunciation et langage francois, aucunesfois est solide, comme en disant coquin, coquard, coq, coquillard; aucunesfois est exile, comme en disant garçon, maçon, francois, et aultres semblables 2.»

Tory ne pouvait oublier la ponctuation , cette partie si essentielle, et malheureusement si négligée encore de nos jours, de l'orthographe; mais, comme il n'avait qu'à s'occuper des lettres attiques ^ il ne nous a représenté que trois sortes de points, sans entrer dans les détails de leur emploi, lequel, au reste, à en juger par son livre même, n'était pas encore parfaitement réglé. La virgule, par exemple, ce signe si important pour la clarté du discours, y est placée souvent d'une manière fort peu rationnelle.

J'ai dit plus haut que Tory avait adopté, vers ]523, pour marque de sa librairie, le vase ou pot cassé figuré dans la gravure placée à la fin de son poëme sur la mort de sa fille. Pour l'approprier à cette destination, il lui fit subir diverses modifications. On le voit seul d'abord sur la

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