‹ Geoffroy Tory, peintre et graveur, premier imprimeur royalChapitre 36 sur 141 · Voyez la 2^ partie, Bibliographie, g i*"'', n» XII · texte numérisé non relu

Voyez la 2^ partie, Bibliographie, g i*"'', n» XII

3. Champ fleury, avis au lecteur. - Voyez encore fol. i v" : « Donques iescripray en francois selon mon petit stile et langage maternel, et ne lairay, combien que ie soye de petitz et humbles parens, et aussi que ie sois pouvre de biens caduques, a faire plaisir aux dévots amateurs de bonnes leltres... le semble-

^6 P REMI ÈRE Partie.

vail. Riche de matériaux comme il l'était, et avec l'ardeur qu'il apportait à toute chose , il eut bientôt terminé sa besogne. Le privilège du Sommaire de chroniques d'Egnasio, daté du 28 septembre 1529 , comprend en effet un livre de Tory intitulé : les Reigles générales de lorthographe du langaige français, qu'il se proposait de mettre bientôt sous presse. Ce livre a-t-il été imprimé ? a-t-il même été achever C'est ce que je ne saurais dire, car je n'en ai vu de trace nulle autre part; mais tant d'autres livres ont disparu, que je ne serais pas surpris d'apprendre que celui-ci a eu le même sort.

III. Heures (en latin) suivant l'usage de Rome, in-i6, avec figures et bordures, en caractères romains, achevées le 8 février 1529, date qui correspond au 8 février i53o nouveau style, et prouve que Tory s'était lait recevoir imprimeur en 1529. Voici le titre exact de ce livre, que je décrirai plus loini : « Horas in laudem beatissimae Virginis Mariae secundum usum romanum. « On lit au dernier feuillet : « Parrhisiis, apud Gotofredum Torinum Biturigum. VIII. die Febr. anno Sal. m.d.xxix. Ad insigne Vasis effracti. »

IV. «c uî^diloquium ceu (sic) disticha partibus aedium urbanarum et rusticarum suis quœque locis adscribenda.

ray cy par avanture estre nouvel homme, pource quon na point encores veu enseigner par escript en langage francois la façon et qualité des lettres; mais désirant enluminer aucunement nostre langue, ie suis content estre le premier petit indice à exciter quelque noble esperit qui se évertuera davantage, comme firent les Grecs iadis et les Romains, mettre et ordonner la langue francoise a certaines reigles de pronuncer et bien parler. Pleust a Dieu que quelque noble seigneur volust proposer gages et beaux dons a ceux qui ce porroient bien faire. » François F'' lui-même fut ce noble seigneur.

Page 1